Le football algérien continue de faire face à une série de dossiers administratifs et financiers devant les instances internationales. La dernière mise à jour de la FIFA fait état de cinq clubs algériens frappés par des interdictions de recrutement, dont trois évoluent en Ligue 1 Mobilis. Une situation qui risque de compliquer sérieusement les préparatifs du prochain mercato hivernal, prévu du 1er janvier au 1er février 2027.
Parmi les clubs concernés figure le CR Belouizdad, sanctionné pour trois périodes d’enregistrement, dans une décision enregistrée le 25 septembre dernier. Le Chabab pourrait ainsi être privé de renforts durant le prochain marché des transferts, à moins de parvenir à régulariser le dossier à l’origine de cette mesure et à obtenir sa levée. La situation du CS Constantine apparaît encore plus préoccupante. Le club constantinois fait l’objet de quatre décisions distinctes, enregistrées entre le 29 septembre et le 2 octobre, chacune prévoyant une interdiction portant sur trois périodes d’enregistrement.
Le MB Rouissat, également pensionnaire de l’élite, figure lui aussi sur la liste de la FIFA avec deux décisions, enregistrées les 17 septembre et 2 octobre. Dans les divisions inférieures, l’ASM Aïn M’lila est également concernée par une interdiction enregistrée le 12 août, tandis que le RC Arbaâ demeure sous le coup d’une sanction prononcée le 24 mars dernier et qui n’a toujours pas été levée. La présence d’un club sur la liste de la FIFA ne signifie toutefois pas automatiquement qu’il sera interdit de recruter durant toute la période du mercato. La sanction peut être levée dès que le dossier litigieux est régularisé et que les instances compétentes valident la procédure. Ces nouvelles décisions mettent une nouvelle fois en évidence les difficultés financières et administratives de plusieurs clubs algériens. En juillet dernier, la FAF avait déjà révélé que 27 clubs de différents paliers étaient concernés par des interdictions de recrutement, appelant les dirigeants à régulariser leurs situations. Le cas du CRB est particulièrement sensible. Le club doit notamment gérer son contentieux avec son ancien entraîneur Sead Ramovic, qui aurait saisi la FIFA pour licenciement abusif et réclamerait des indemnités correspondant à deux années de salaire. Selon les éléments avancés, son contrat prévoyait une rémunération de 45 000 euros la première saison puis 50 000 euros la seconde, soit une créance potentielle très importante. Le Chabab devra donc agir rapidement pour éviter que ce dossier ne pèse durablement sur sa politique de recrutement.
Mohamed Islam