La sélection algérienne masculine de volley-ball a réussi à sauver son tournoi en décrochant la troisième place du Championnat d’Afrique 2026, disputé récemment en Tunisie.Une médaille de bronze synonyme de qualification au Championnat du monde 2027 et qui permet aux Verts de conserver leur statut de mondialistes. Après un parcours marqué par des hauts et des bas, notamment une défaite face au Nigeria au premier tour, les hommes de Badis Oukarache ont su réagir au meilleur moment pour se hisser sur le podium continental. Une performance qui satisfait le président de la Fédération algérienne de volley-ball, Mohand Tamadartaza, même si ce dernier estime que la sélection avait les moyens de viser plus haut. « Pour les seniors hommes, l’objectif fixé par le bureau fédéral a été largement atteint. Nous n’avons pas perdu notre place de mondialiste. L’équipe aurait pu faire mieux. Le parcours a été semé d’embûches, avec plusieurs renversements de situation, mais les joueurs sont restés unis et en osmose avec le staff technique », a-t-il déclaré. Après le revers concédé face au Nigeria, les Algériens ont rapidement rectifié le tir, avant de réaliser un véritable exploit en éliminant l’Égypte, tenante du titre, en quarts de finale. Une victoire qui a relancé les ambitions du six national, avant une demi-finale au cours de laquelle quelques détails ont privé les Verts d’une place en finale.
Un groupe à consolider, un mental à Renforcer
pour Tamadartaza, cette campagne africaine a surtout permis de confirmer le potentiel d’un groupe capable de rivaliser avec les meilleures sélections du continent. « C’est un groupe intéressant. Ces joueurs ont montré qu’ils peuvent rivaliser pour le sommet africain. Il leur faut juste avoir un mental plus solide et de la constance », estime le président de la FAVB. Le patron du volley-ball algérien a également relevé certaines lacunes apparues durant le tournoi, notamment au service et au bloc. Des secteurs qui devront faire l’objet d’un travail spécifique avant le prochain rendez-vous mondial. Une éventuelle revue de l’effectif n’est cependant pas envisagée dans la précipitation. « Il faut être reconnaissant envers le groupe qui a qualifié l’équipe nationale au Mondial. Après, le sélectionneur aura toute la latitude de renforcer son équipe à certains postes. Le plus important est surtout d’assurer à nos volleyeurs plusieurs matches amicaux de niveau avant d’entamer l’aventure mondiale », a souligné Tamadartaza. L’avenir de Badis Oukarache figure également parmi les dossiers prioritaires. Arrivé dans un contexte délicat, le technicien a accepté de prendre les commandes de la sélection sans rémunération, selon le président de la FAVB. « Je tiens à le remercier pour avoir répondu à l’appel du devoir national. Il a pris en main l’équipe dans une période difficile, sans penser une seule seconde à l’argent. Il a réussi à relever le défi en un temps record », a-t-il rappelé.
Cap sur le Mondial et la coopération polonaise
La Fédération algérienne souhaite désormais capitaliser sur cette qualification et préparer dans les meilleures conditions le rendez-vous mondial. La stabilité du staff constitue, à ce titre, une priorité. « Nous donnons la priorité à la stabilité. Nous allons réunir le staff technique pour faire un bilan général et débattre de la prochaine étape », a indiqué Tamadartaza, qui doit également consulter Oukarache et ses assistants avant de trancher définitivement. La préparation devrait par ailleurs s’appuyer sur le partenariat conclu avec la Fédération polonaise. Une réunion entre les directions techniques des deux fédérations est prévue en novembre afin d’élaborer un programme de travail commun. « Après la qualification de notre sélection et de la Pologne en tant que pays organisateur, il sera important de travailler sur la base d’une feuille de route commune. La convention signée va nous donner l’occasion de nous inspirer de l’expertise polonaise », a expliqué le président de la FAVB. L’objectif est notamment de multiplier les stages et les confrontations de haut niveau afin de permettre aux internationaux algériens de progresser. « Nous souhaitons vivement avoir un programme de stages ponctués par des matches amicaux face à de grosses pointures. Ce sera la meilleure option pour que les joueurs et joueuses puissent perfectionner leur volley-ball », a-t-il ajouté. Sur le long terme, Tamadartaza veut surtout miser sur la formation et la continuité. « Le talent existe. Nous avons une jeunesse qui, avec un suivi continu, peut faire les plus belles années de notre sport », affirme-t-il. Pour retrouver une place de leader sur le continent, le président de la FAVB mise donc sur un travail de fond, convaincu que la régularité et l’expérience internationale finiront par permettre aux sélections algériennes de renouer avec les titres africains.
Israâ Ben.