L’Algérie prendra part aux prochains Championnats du monde de judo, prévus à Bakou du 4 au 10 octobre 2026, avec une délégation réduite à quatre athlètes. La Fédération algérienne de judo a en effet arrêté la liste des représentants appelés à défendre les couleurs nationales lors de ce rendez-vous mondial, en misant principalement sur les judokas qui se sont illustrés lors des derniers Championnats d’Afrique.Chez les messieurs, trois noms ont été retenus. Il s’agit de Kais Meddour, engagé dans la catégorie des moins de 66 kg, de Driss Messaoud Redouane, qui évoluera chez les moins de 73 kg, et de Mohamed Mehdi Lili, aligné dans la catégorie des plus de 100 kg. Chez les dames, l’Algérie sera représentée par Yasmine Djelab, dans la catégorie des moins de 63 kg. À travers cette sélection, l’instance fédérale a donc privilégié la continuité et les résultats obtenus sur le plan continental. Les quatre judokas retenus ont tous décroché le titre africain, ce qui constitue le principal critère ayant guidé le choix de la fédération pour cette échéance internationale. Une décision qui traduit également la volonté de miser sur des athlètes ayant déjà démontré leur capacité à s’imposer au niveau continental avant de se mesurer à l’élite mondiale. Cette sélection laisse toutefois quelques interrogations concernant certains autres représentants potentiels. Chez les hommes, l’absence du jeune Abdessalam Belbelhout, dans la catégorie des moins de 81 kg, peut notamment susciter des interrogations. Le jeune judoka aurait pu bénéficier d’une opportunité dans un tournoi de cette dimension afin de poursuivre sa progression et d’acquérir une expérience supplémentaire face à une opposition internationale relevée. Le cas de Rayane Zakaria Ben Attia, dans la catégorie des moins de 100 kg, peut également être évoqué. Sa présence aurait pu offrir une possibilité supplémentaire à la relève masculine algérienne de se mesurer au très haut niveau et de préparer, à moyen terme, les prochaines échéances internationales. En revanche, la décision de ne pas engager de représentants dans les catégories des moins de 60 kg et des moins de 90 kg apparaît davantage compréhensible. À l’heure actuelle, l’Algérie ne dispose pas, dans ces deux catégories, de judokas présentant suffisamment de garanties pour prétendre rivaliser régulièrement au niveau continental. La fédération a ainsi choisi de concentrer ses moyens sur les catégories où elle estime disposer de réelles chances de réaliser des performances. Avec seulement quatre représentants, l’Algérie abordera donc le Mondial de Bakou avec une sélection limitée, mais composée de judokas déjà consacrés sur le continent. Le défi sera désormais de confirmer cette domination africaine sur la scène mondiale, où le niveau d’exigence sera naturellement beaucoup plus élevé. Pour les quatre représentants algériens, ce rendez-vous constituera surtout une occasion de franchir un nouveau cap et de mesurer le chemin restant à parcourir pour s’installer durablement parmi les meilleurs mondiaux.
Mustapha Akkouche