La boxe algérienne a achevé sa participation aux Jeux méditerranéens de Tarente 2026 avec un bilan de cinq médailles, dont trois en argent et deux en bronze. Une moisson honorable pour les pugilistes algériens, même si l’absence de médaille d’or laisse forcément quelques regrets au regard des prestations réalisées lors des finales.
La dernière journée du tournoi, consacrée aux finales féminines et masculines, a permis à trois représentants algériens de monter sur la deuxième marche du podium. Engagés pour le titre, Fatiha Mansouri, Ismaïl Bekhsis et Mustapha Abdou ont livré des combats engagés, mais ont finalement dû se contenter de l’argent. Chez les moins de 51 kg, Fatiha Mansouri a été la première à entrer en scène. Opposée à l’Espagnole Laura Fuertes Fernandez, l’Algérienne s’est inclinée sur décision (1-4). Mal entrée dans son combat, elle a rapidement concédé du terrain avant de réagir avec davantage d’agressivité et de détermination dans le troisième round. Malgré cette belle réaction, insuffisante pour renverser la tendance, Mansouri a dû se contenter de la médaille d’argent, qui constitue le meilleur résultat de la boxe féminine algérienne à Tarente.
En moins de 65 kg, Ismaïl Bekhsis est également passé tout près du sacre. Le pugiliste algérien a livré une finale très disputée face au Marocain Soulaimane Samghouli, finalement vainqueur sur le score de 3-2. Bekhsis a longtemps semblé avoir les arguments pour décrocher le titre et sa prestation lui permet de nourrir quelques regrets à l’issue d’une décision particulièrement serrée. Mustapha Abdou, engagé dans la catégorie des moins de 80 kg, a connu le même sort. Le jeune Algérien de 20 ans s’est incliné face à l’Espagnol Pablo Coy Bernal (1-4). Pourtant, les membres de la délégation algérienne étaient confiants avant le verdict, estimant que leur représentant avait réussi à prendre l’ascendant à plusieurs moments du combat.
Malgré la défaite, Abdou a laissé entrevoir un potentiel intéressant et constitue l’une des satisfactions de cette campagne. Avant ces trois finales, la sélection algérienne avait déjà assuré deux médailles de bronze. Djouher Benane (-65 kg) et Amine Zanaz (-55 kg) avaient décroché le bronze mercredi, permettant à la boxe nationale de porter à cinq le nombre de ses podiums à Tarente. Quatre autres boxeurs algériens avaient, en revanche, été éliminés en quarts de finale. Il s’agit de Douaâ Rouaz (-54 kg), Melissa Hamda (-57 kg), Ichrak Chaib (-60 kg) et Youcef Islam Yaïch (-70 kg). Avec trois médailles d’argent et deux en bronze, le bilan demeure donc positif, même s’il reste inférieur à celui réalisé lors des Jeux méditerranéens d’Oran. L’absence d’or constitue le principal regret, mais les cinq podiums obtenus en Italie confirment que la boxe demeure l’une des disciplines majeures du sport algérien.
Cette moisson traduit également l’existence d’un potentiel réel et l’émergence de nouveaux talents. À condition de poursuivre le travail et d’offrir aux pugilistes les moyens nécessaires à leur progression, cette génération pourrait encore faire parler d’elle lors des prochaines grandes échéances internationales.
De notre envoyé spécial à Tarente
Mounir Benkaci