Le prochain rassemblement de la sélection algérienne pourrait être marqué par des retrouvailles particulièrement émouvantes. Riyad Mahrez et Aïssa Mandi, deux des joueurs les plus emblématiques de la génération récente des Verts, sont pressentis pour effectuer leur retour au sein du groupe en septembre. Il ne s’agira toutefois pas d’un retour à la compétition, mais d’une présence à caractère symbolique destinée à rendre hommage à deux cadres ayant profondément marqué l’histoire récente de l’équipe nationale.Alors que le nouveau staff conduit par Brahim Hemdani prépare ses premières échéances, le prochain stage s’annonce déjà riche en rendez-vous. Prévu du 21 septembre au 7 octobre, il comprendra deux rencontres officielles dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2027 ainsi qu’une confrontation amicale face au Niger. Dans cette nouvelle configuration, la Fédération algérienne de football souhaite également réserver une place particulière à ceux qui ont longtemps porté le maillot des Verts. D’après les informations rapportées par le média Winwin, la FAF, en concertation avec le nouveau sélectionneur national, aurait décidé d’adresser une invitation spéciale à Mahrez et Mandi. Les deux anciens internationaux ne devraient cependant pas apparaître sur la liste des joueurs convoqués pour les rencontres. Leur présence serait essentiellement liée à la volonté de leur offrir une reconnaissance officielle, après plusieurs années consacrées à la sélection.
Une sortie par la grande porte
Pour les deux joueurs, cette initiative pourrait constituer une manière idéale de refermer définitivement le chapitre international. Mahrez avait annoncé sa retraite après la Coupe du monde 2026, tandis que Mandi avait pris la même décision quelques semaines plus tard. Leurs départs respectifs n’avaient pas véritablement donné lieu à une cérémonie d’adieu devant le public algérien, laissant ainsi un sentiment d’inachevé autour de la fin de leur parcours avec les Verts. L’idée portée par la FAF et le nouveau staff serait donc de réparer cette absence et de permettre aux deux joueurs de recevoir l’hommage qu’ils méritent. Une cérémonie ou une séquence particulière pourrait ainsi être organisée durant le rassemblement, en présence de leurs anciens partenaires et, éventuellement, devant les supporters algériens. Une façon symbolique de saluer une dernière fois deux internationaux dont les noms resteront associés à une période importante de l’histoire de la sélection. Leur présence pourrait également apporter une dimension supplémentaire au nouveau projet lancé par Hemdani. Mahrez comme Mandi disposent d’une expérience considérable au niveau international et connaissent parfaitement les exigences liées au maillot national. Leur proximité avec les joueurs actuels pourrait ainsi représenter un apport moral intéressant pour une génération appelée à prendre progressivement le relais. Dans un groupe qui s’apprête à tourner une nouvelle page, revoir les deux anciens capitaines autour de la sélection aurait également une forte portée symbolique. Leur présence permettrait notamment de créer un lien entre les joueurs ayant écrit les précédents chapitres de l’équipe nationale et ceux appelés à construire la suite. Le nouveau staff pourrait ainsi profiter de leur expérience et de leur aura sans remettre en cause leur décision de mettre un terme à leur carrière internationale. Pour les supporters algériens, l’événement devrait surtout revêtir une dimension affective. Mahrez, héros de la CAN-2019 et figure majeure des Verts durant de nombreuses années, ainsi que Mandi, pilier défensif de la sélection sur une longue période, ont laissé une empreinte importante dans le football national. Les revoir aux côtés de leurs anciens coéquipiers offrirait donc au public l’occasion de leur témoigner une dernière fois sa reconnaissance. Si cette initiative venait à se confirmer, le rassemblement de septembre ne serait ainsi pas seulement le premier grand rendez-vous du nouveau staff. Il pourrait également devenir celui des retrouvailles et des hommages, avec Mahrez et Mandi placés au centre d’une séquence destinée à tourner symboliquement une page tout en transmettant le témoin à la nouvelle génération.
Mounir Benkaci