Le début de saison de Rayan Aït-Nouri avec Manchester City est loin de répondre aux attentes. Arrivé chez les Citizens avec l’ambition de franchir un nouveau cap dans sa carrière, l’international algérien connaît actuellement une situation particulièrement délicate.
Le défenseur de 24 ans a assisté depuis le banc aux trois premières rencontres de son équipe, sans avoir bénéficié de la moindre minute de jeu, une situation qui commence à susciter des interrogations sur sa place dans les plans du nouvel entraîneur. Le constat est d’autant plus surprenant que l’Algérien avait été recruté avec de grandes ambitions après plusieurs saisons convaincantes en Premier League.
Son profil offensif, sa capacité à se projeter et sa polyvalence avaient séduit les dirigeants mancuniens, qui voyaient en lui une solution capable d’apporter davantage de dynamisme sur le côté gauche. Pourtant, quelques semaines seulement après le début de son aventure, Aït-Nouri doit déjà composer avec une concurrence particulièrement féroce. L’arrivée d’Enzo Maresca a visiblement modifié la hiérarchie au sein de la défense mancunienne.
Alors que Pep Guardiola avait contribué à convaincre le joueur de rejoindre Manchester City et lui avait accordé sa confiance lors de ses premières apparitions, son successeur semble privilégier d’autres profils. Sur le côté gauche, Josko Gvardiol apparaît désormais comme le premier choix du technicien, laissant Aït-Nouri dans une position nettement moins favorable. Cette situation s’est installée dès le Community Shield face à Arsenal. Elle s’est ensuite prolongée lors de la première journée de Premier League contre Bournemouth, avant de se confirmer lors de la deuxième journée. Même lorsque Manchester City s’est largement imposé à Crystal Palace, Aït-Nouri n’a pas été sollicité. Le succès 4-1 des Citizens aurait pourtant pu offrir au staff l’occasion de lui accorder quelques minutes, mais le défenseur est resté sur le banc jusqu’au coup de sifflet final. Pour un joueur qui espérait s’imposer rapidement dans l’un des effectifs les plus compétitifs d’Europe, cette absence totale de temps de jeu constitue forcément un signal préoccupant. Elle témoigne surtout des choix actuels du nouvel entraîneur et de la difficulté pour l’international algérien à inverser la tendance.
Le plus inquiétant pour l’ancien joueur de Wolverhampton réside dans la durée de cette situation. Son expérience de la Premier League et ses qualités techniques semblaient pourtant constituer de sérieux arguments pour gagner sa place. Mais malgré une préparation estivale qui pouvait lui permettre de prendre une longueur d’avance sur certains concurrents moins avancés physiquement, l’Algérien n’a pas réussi à profiter de cette opportunité. Après quatre saisons remarquées avec Wolverhampton, Aït-Nouri se retrouve donc face à un défi inattendu. Il devra désormais redoubler d’efforts à l’entraînement pour convaincre Maresca de lui offrir une première chance et ainsi relancer une dynamique qui semble actuellement interrompue. Il est évidemment trop tôt pour parler d’un départ, mais la situation mérite d’être suivie avec attention. Si son statut ne change pas dans les prochaines semaines, le joueur pourrait être confronté à un véritable dilemme : patienter et tenter de renverser la hiérarchie ou envisager une nouvelle aventure afin de retrouver du temps de jeu. Pour l’heure, une chose est certaine : Aït-Nouri doit rapidement trouver la solution pour ne pas voir son passage à Manchester City prendre une tournure bien différente de celle espérée.
Mohamed Islam