La natation algérienne a achevé, mardi, sa participation aux Jeux méditerranéens de Tarente 2026 sur une note décevante, sans parvenir à décrocher la moindre médaille. Un bilan qui contraste fortement avec celui réalisé lors de l’édition d’Oran en 2022.
La quatrième et dernière journée de compétition n’a pas permis aux nageurs algériens de redresser la situation. Malgré quelques performances encourageantes et la présence de deux représentants en finale, la sélection nationale n’a finalement pas réussi à monter sur le podium durant cette édition italienne.
Parmi les rares satisfactions de cette dernière journée, figurent les qualifications d’Amel Melih et de Mehdi Charaf Eddine Benfekih pour la finale du 50 m nage libre. Les deux nageurs algériens ont toutefois dû se contenter de places d’honneur dans une épreuve particulièrement relevée. Amel Melih a terminé à la huitième place de la finale avec un chrono de 26,02 secondes, tandis que Mehdi Charaf Eddine Benfekih a pris la cinquième position en réalisant un temps de 22,33 secondes.
Des résultats qui ne permettent pas à la délégation algérienne de sauver une participation jusque-là compliquée. La présence de deux nageurs en finale constituait néanmoins une opportunité de décrocher une médaille, mais celle-ci n’a finalement pas été concrétisée.
Les représentants algériens ont ainsi achevé leur parcours sans récompense, malgré les espoirs placés en eux avant le début de la compétition. Les autres engagements algériens de la journée n’ont pas davantage permis de créer la surprise. Fares Benzidoun, engagé dans le 200 m papillon, n’a pas réussi à franchir le cap des séries. Il a terminé à la cinquième place sur sept concurrents, synonyme d’élimination. Même constat pour Abdellah Ardjoune dans le 100 m dos. Le nageur algérien a pris la cinquième place de sa série avec un chrono de 57,07 secondes, insuffisant pour accéder à la finale. Ces résultats illustrent les difficultés rencontrées par la natation algérienne durant ces Jeux méditerranéens.
Avec plusieurs éliminations dès les séries et des performances en finale qui n’ont pas permis de se rapprocher du podium, la délégation nationale n’a pas réussi à répondre aux attentes.
Au terme des quatre journées de compétition, le constat est donc sans appel : la natation algérienne quitte Tarente les mains vides. Une situation forcément décevante au regard des résultats obtenus quatre ans auparavant à Oran. Lors de l’édition 2022 organisée en Algérie, les nageurs nationaux avaient réussi à décrocher quatre médailles, dont une en or, une en argent et deux en bronze. Le contraste est donc particulièrement important entre les deux participations.
Cette absence de podium à Tarente devrait forcément susciter des interrogations sur le niveau actuel de la natation algérienne, la préparation des athlètes et les moyens consacrés à la discipline. Si quelques performances individuelles ont apporté des motifs d’encouragement, elles restent insuffisantes pour masquer un bilan global largement inférieur aux ambitions affichées.
La participation algérienne s’achève ainsi sur une déception sportive, avec l’espoir que cette expérience permette de tirer les enseignements nécessaires et de relancer le travail afin de retrouver rapidement le chemin des podiums méditerranéens.
Mustapha Akkouche