La saison 2026-2027 de la Ligue 1 Mobilis, dont le coup d’envoi sera donné le 27 août, sera marquée par une présence étrangère relativement limitée sur les bancs. Sur les 16 formations engagées, cinq ont choisi de confier les destinées de leur équipe à des techniciens venus de l’étranger, dont trois entraîneurs tunisiens. À l’inverse, le MC Alger et l’USM Alger ont privilégié la stabilité en renouvelant leur confiance à des entraîneurs qui ont déjà fait leurs preuves.
Champion d’Algérie pour la troisième année consécutive, le MC Alger abordera le nouvel exercice avec le Tunisien Khaled Ben Yahia aux commandes. Arrivé en mars dernier pour succéder au Sud-Africain Rulani Mokwena, le technicien tunisien a rapidement réussi à imposer sa méthode et à conduire le « Doyen » vers un nouveau sacre national. Fort de cette réussite, Ben Yahia poursuivra donc sa mission avec l’objectif de maintenir le MCA au sommet du football algérien. Même choix du côté de l’USM Alger. Après une saison particulièrement réussie, marquée par le sacre en Coupe d’Algérie et la victoire en Coupe de la Confédération africaine face au Zamalek, les Rouge et Noir ont décidé de conserver le Sénégalais Lamine N’Diaye.
Ce dernier s’est engagé pour deux saisons supplémentaires et aura la lourde responsabilité de confirmer les excellents résultats obtenus la saison dernière, tout en permettant à l’USMA de rester compétitive sur les différentes scènes.
Derrière les deux champions qui ont fait le choix de la continuité, trois autres clubs de Ligue 1 ont également opté pour des entraîneurs étrangers. Le CR Belouizdad, qui a terminé la saison dernière sans le moindre trophée, a décidé de miser sur une vieille connaissance du championnat algérien en recrutant le Tunisien Nabil Maâloul.
L’ancien entraîneur de l’USM Alger connaît parfaitement les exigences du football national et tentera de relancer le Chabab, qui nourrit de grandes ambitions après une saison décevante. Le CS Constantine sera, pour sa part, dirigé par un autre technicien tunisien, Mondher Kebaier. Le choix des dirigeants constantinois traduit leur volonté de repartir sur de nouvelles bases et de construire une équipe capable de jouer les premiers rôles. L’ES Sétif a également changé de cap en faisant appel à l’Égyptien Mohamed Yahia Mahmoud Sedki, plus connu sous le surnom de « Capitaine Hamada ». Il devient ainsi le deuxième technicien égyptien à prendre les commandes de l’Entente après Hossam El Badry, qui avait dirigé le club lors de la saison 2021-2022. La JS Saoura, vice-championne d’Algérie, constitue en revanche un cas particulier.
Après le départ d’Abdelkader Amrani, nommé entre-temps à la tête de l’Olympique Akbou, le club du Sud-Ouest a confié son équipe à Lotfi Boudraâ.
La majorité des clubs de l’élite continuera donc à faire confiance aux compétences nationales. Onze équipes seront dirigées par des techniciens algériens, parmi lesquelles les trois promus : la JS El Biar, le CR Témouchent et l’US Biskra. Le MC Oran sera conduit par Tahar Chérif El-Ouazzani, tandis que Karim Belhocine dirigera la JS Kabylie. Abdelkader Amrani, qui a quitté la JS Saoura, prend les commandes de l’Olympique Akbou. À l’USM Khenchela, Bilel Dziri aura pour mission de maintenir le club au plus haut niveau. L’ES Ben Aknoun sera dirigée par Mounir Zeghdoud, alors que le MB Rouissat fera confiance à Djilali Bahloul. Abdelhak Belaïd sera sur le banc de l’ASO Chlef, tandis que Nadir Leknaoui effectue son retour à l’US Biskra. Les deux autres promus, le CR Témouchent et la JS El Biar, seront respectivement entraînés par Mustapha Djalit et Mohamed Turki.
Cette nouvelle saison sera donc placée sous le signe de la diversité, mais surtout du renouvellement. Plusieurs techniciens entameront une nouvelle aventure, à l’image de Maâloul, Belhocine, Amrani, Kebaier, Sedki, Bahloul et Leknaoui. Reste désormais à savoir lesquels réussiront à imposer leur méthode et à répondre aux ambitions de leurs dirigeants et de leurs supporters.
Mohamed Islam