L’Algérie ne fera désormais plus partie de la commission exécutive du Comité international des Jeux méditerranéens (CIJM), après plusieurs années de présence au sein de cette instance.Le président du Comité olympique et sportif algérien, Abderrahmane Hammad, n’a pas réussi à conserver son siège à l’issue de l’assemblée élective organisée jeudi à Tarente, en Italie, à la veille de l’ouverture de la 20e édition des Jeux méditerranéens. Candidat pour le nouveau mandat 2026-2030, Hammad a terminé à la douzième et dernière place parmi les candidats en lice. Il a recueilli 26 voix, un résultat insuffisant pour intégrer la nouvelle commission exécutive, qui compte sept nouveaux membres élus. Le scrutin a été largement dominé par l’Égyptien Yasser Idriss, arrivé en tête avec 70 voix. Il est suivi du Monténégrin Maja Bickovic et du Portugais Pedro Veroupa, qui ont obtenu chacun 63 suffrages. L’Espagnol Cayetano Cornet complète le haut du classement avec 59 voix.
La nouvelle commission exécutive comprend également le Marocain Abdelatif Edmahama et le Slovène Blaz Jerko, crédités chacun de 56 voix, ainsi que la Turque Aida Uluc, qui a obtenu 54 suffrages. Cette défaite électorale constitue un tournant pour la représentation algérienne au sein du CIJM. Pour la première fois depuis plusieurs années, l’Algérie ne disposera d’aucun représentant au sein de la commission exécutive de l’organisation chargée de superviser les Jeux méditerranéens. La présence algérienne au sommet de cette institution avait pourtant été particulièrement importante. Amar Addadi avait présidé le Comité international des Jeux méditerranéens durant cinq mandats consécutifs, permettant à l’Algérie de jouer un rôle majeur dans la gouvernance du mouvement méditerranéen. Après cette longue période à la tête de l’instance, la représentation algérienne s’était poursuivie au sein de la commission exécutive avec l’élection d’Abderrahmane Hammad en 2022. Son absence de la nouvelle équipe dirigeante marque donc une rupture avec cette tradition de présence algérienne au sein des instances décisionnelles des Jeux méditerranéens.
Outre le résultat personnel de Hammad, ce scrutin représente un revers institutionnel pour le mouvement sportif algérien. La présence au sein de la commission exécutive permet en effet de participer directement aux discussions et aux décisions concernant l’organisation, le développement et l’avenir des Jeux méditerranéens. L’Algérie, qui dispose d’une longue histoire dans cette compétition et figure régulièrement parmi les nations les plus performantes, devra désormais suivre l’évolution de l’organisation depuis l’extérieur de sa principale instance exécutive.
Cette nouvelle configuration intervient alors que Tarente accueille la 20e édition des Jeux méditerranéens, un rendez-vous important pour le sport algérien. La délégation nationale entend y défendre ses chances et enrichir son palmarès, mais sur le plan institutionnel, l’Algérie devra désormais reconstruire sa présence et son influence au sein du mouvement méditerranéen. L’élection de la nouvelle commission exécutive pour la période 2026-2030 ouvre ainsi une nouvelle étape. Pour l’Algérie, l’enjeu sera de retrouver progressivement une place au sein des structures dirigeantes et de préserver son influence historique dans une organisation où elle a longtemps occupé une position de premier plan.
Mustapha Akkouche