La direction du MC Alger a décidé de durcir sa position dans le dossier de Youcef Belaïli, réaffirmant qu’un contrat officiel avait bien été signé entre l’international algérien et le club algérois. Le « Doyen » assure ainsi qu’il entend défendre ses intérêts après la prolongation de l’attaquant avec l’Espérance de Tunis, intervenue à la suite de la levée de sa suspension.
Dans un communiqué officiel, la direction du MCA a tenu à préciser que ses précédentes déclarations concernant un accord définitif avec Belaïli reposaient sur un document contractuel dûment signé par le joueur. Le club refuse donc de considérer cette affaire comme un simple accord verbal ou une entente de principe, estimant disposer d’un engagement écrit susceptible de lui conférer des droits juridiques. Le club algérois affirme suivre le dossier avec la plus grande attention et se dit prêt à utiliser tous les moyens légaux et institutionnels à sa disposition afin de défendre ses intérêts, notamment si des engagements contractuels contradictoires venaient à être établis. Cette affaire a pris une nouvelle tournure après la décision de Youcef Belaïli de poursuivre finalement son aventure avec l’Espérance de Tunis. Une fois l’obstacle juridique lié à sa suspension levé, le joueur a renouvelé son contrat avec le club tunisien, alors que le MC Alger avait auparavant annoncé avoir conclu un accord définitif avec lui.
Benlamri : « Nous ne resterons pas les bras croisés »
Le président du conseil d’administration du MC Alger, Djamel Benlamri, a également livré des précisions sur ce dossier et affiché une position ferme. « Je ne suis pas fou et le MC Alger n’est pas un club amateur. Nous défendrons les droits du club et nous ne resterons pas les bras croisés », a-t-il déclaré. Selon Benlamri, Youcef Belaïli et son père l’ont personnellement contacté afin qu’il intervienne pour tenter d’éviter d’éventuels problèmes entre le joueur et la direction du MC Alger. Le responsable du MCA estime par ailleurs que la réglementation de la FIFA est claire sur la question des engagements contractuels. « Les règlements de la FIFA sont clairs et n’autorisent pas un joueur à signer deux contrats », a-t-il affirmé, laissant entendre que le club pourrait engager des démarches auprès des instances compétentes. Benlamri a également évoqué la question du certificat international de transfert, indispensable pour officialiser le changement de club d’un joueur. « Nous demanderons à l’Espérance le certificat international de transfert de Belaïli, puisqu’il a officiellement signé avec le MC Alger », a-t-il expliqué. Et d’ajouter, avec fermeté : « Si l’Espérance refuse de nous le remettre, nous saurons alors comment agir. »
Un contrat conditionné à la levée de la suspension
L’un des principaux éléments avancés par le dirigeant du MCA concerne une clause figurant dans le contrat signé par Belaïli. Selon Benlamri, celui-ci prévoit une entrée en vigueur automatique dès la levée de la sanction de suspension infligée au joueur. Cet élément pourrait donc constituer l’un des points centraux du dossier, le MC Alger considérant que le contrat était destiné à produire ses effets une fois le joueur redevenu juridiquement apte à exercer son activité sportive. Benlamri affirme également être convaincu que la direction de l’Espérance de Tunis ignorait l’existence de cet engagement avec le MCA au moment de prolonger le contrat de l’international algérien. « Je suis certain que la direction de l’Espérance ne savait pas que Belaïli avait signé avec le MC Alger », a-t-il déclaré. Le responsable du club algérois est enfin revenu sur les déclarations du père du joueur, qui aurait contesté certains éléments liés à la’accord conclu avec le MCA. « J’ai été surpris par les déclarations du père de Belaïli, puisqu’il n’était pas présent lors de la signature du contrat », a regretté Benlamri.
Belaïli a-t-il joué double jeu !
Désormais, le MC Alger semble déterminé à aller jusqu’au bout pour faire valoir ce qu’il considère comme ses droits. Le club pourrait ainsi saisir les instances compétentes afin de faire examiner la validité des différents engagements pris par le joueur. L’affaire pourrait notamment porter sur l’existence du contrat signé avec le MCA, sa date de signature, les clauses qu’il contient et les conditions prévues pour son entrée en vigueur. La question du certificat international de transfert pourrait également devenir un élément important dans la suite de la procédure. Pour l’heure, Youcef Belaïli a choisi de poursuivre son parcours avec l’Espérance de Tunis. Mais le MC Alger refuse de tourner la page et affirme disposer d’éléments contractuels suffisants pour défendre sa position. La direction du « Doyen » appelle toutefois ses supporters au calme et à la confiance, tout en assurant qu’elle ne renoncera à aucun de ses droits. Le dossier devrait désormais être suivi de près par les différentes parties, avec la possibilité d’un recours aux instances sportives compétentes pour trancher définitivement le litige.