La Fédération italienne de football a confirmé l’existence de discussions autour d’une éventuelle arrivée de Pep Guardiola à la tête de la sélection nationale. Alors que l’avenir du banc de la Nazionale continue de susciter de nombreuses interrogations, le président de la Fédération italienne, Gabriele Gravina, a reconnu que le technicien espagnol figurait bien parmi les profils étudiés.
Ces dernières semaines, plusieurs informations ont fait état de contacts directs entre les responsables du football italien et l’entraîneur de Manchester City.
La Fédération souhaiterait convaincre Guardiola de prendre les commandes de la sélection après les dernières déceptions enregistrées par l’Italie, notamment l’échec de la qualification pour la Coupe du Monde. Interrogé sur cette possibilité, le président de la Fédération italienne a reconnu que des discussions avaient bien lieu autour du nom de Pep Guardiola. Il a toutefois insisté sur la complexité d’une telle opération, notamment en raison de l’aspect financier. « Il y a certains aspects financiers qu’il faut prendre en considération. Il est évident que nous devrons consentir un effort important pour parvenir à concrétiser une telle opération », a expliqué le dirigeant italien. Gabriele Gravina a également souligné que Guardiola bénéficiait actuellement d’une attention particulière de la part de la Fédération. « Certains noms ont été considérés comme des exceptions, comme Pep Guardiola, qui suscite actuellement un grand intérêt », a-t-il ajouté.
Le président de la Fédération italienne a cependant tenu à calmer les attentes en précisant que l’existence de discussions ne constituait en aucun cas une garantie quant à la conclusion d’un accord. « Je n’ai pas besoin d’expliquer les raisons évidentes qui font de Guardiola un cas particulier, mais cela ne garantit pas que l’opération sera finalisée », a-t-il précisé. Le nom de Pep Guardiola n’est toutefois pas le seul à circuler pour le poste de sélectionneur de l’Italie. Andrea Pirlo et Roberto Mancini figureraient également parmi les techniciens correspondant au profil recherché par la Fédération. Interrogé sur l’hypothèse d’une liste limitée à ces trois noms, Gravina a démenti cette information. « Absolument pas. Nous recherchons certaines caractéristiques et ces noms correspondent certainement à ces critères », a-t-il déclaré. La Fédération italienne souhaite donc trouver un entraîneur capable de relancer une sélection qui traverse une période particulièrement délicate.
L’absence de l’Italie à la Coupe du Monde a profondément marqué le football transalpin et a renforcé la nécessité d’un nouveau projet sportif. L’éventuelle arrivée de Guardiola représenterait évidemment un véritable coup de tonnerre. Réputé pour son style de jeu, ses exigences tactiques et son expérience au plus haut niveau, l’entraîneur espagnol pourrait incarner un projet de reconstruction ambitieux pour la sélection italienne. Mais les exigences financières liées à son recrutement pourraient constituer un obstacle majeur.
La Fédération devra également convaincre le technicien de relever un défi très différent de celui qu’il connaît en club. Pour l’heure, les discussions se poursuivent et aucun accord définitif n’a été annoncé.
La piste Guardiola demeure donc ouverte, mais la Fédération italienne étudie également d’autres options. Une chose semble toutefois claire : après les dernières déconvenues de la Nazionale, les dirigeants italiens souhaitent confier les clés de la sélection à un technicien capable de redonner une identité forte à l’équipe et de la ramener rapidement au plus haut niveau international.
Mounir Benkaci