La championne olympique algérienne Imane Khelif ne participera pas aux Jeux Méditerranéens 2026, prévus à Tarente, en Italie. Son nom ne figure pas dans la liste des boxeurs et boxeuses retenus par la Fédération algérienne de boxe (FABB) pour cette échéance.
Au total, dix pugilistes, cinq hommes et cinq femmes, défendront les couleurs nationales lors de ces joutes. Chez les hommes, la sélection sera conduite par l’entraîneur national Khaled Harima, qui devra composer avec deux absences. Abderrahim Magtae, engagé dans la catégorie des lourds, est forfait en raison d’une blessure contractée récemment lors d’un tournoi international en Bosnie. De son côté, Mourad Kadi, attendu après une longue période de convalescence consécutive à une blessure à l’œil, n’a toujours pas rejoint le groupe. « Il y aura au total sept catégories au programme. Nous avons deux défections. Il s’agit de Magtae Abderrahim (poids lourd) et Kadi Mourad (super-lourd). Le premier a contracté récemment une blessure lors du tournoi international de Bosnie. Le second n’a pas donné signe de vie, alors qu’il était attendu pour réintégrer l’équipe », a expliqué Harima. La sélection masculine sera finalement composée de cinq boxeurs : Amine Zenaz (55 kg), Mohamed Walid Alaoui (60 kg), Ismail Baksis (65 kg), Youcef Islam Yaiche (70 kg) et Mustapha Abdou (80 kg). Chez les dames, et en l’absence d’Imane Khelif, cinq boxeuses ont été retenues : Fatiha Mansouri (51 kg), Douaâ Rouaz (54 kg), Melissa Hamda (57 kg), Ishrak Chaib (60 kg) et Djoher Benan (65 kg). Pour Harima, cette compétition constituera une occasion importante pour cette nouvelle génération de se mesurer à des adversaires issus de plusieurs grandes écoles européennes. « Ce sera une occasion pour nos filles de se frotter à des adversaires de plusieurs écoles européennes reconnues. Idem pour les garçons qui travaillent à un rythme élevé depuis une période ponctuée par un tournoi international prolifique en Bosnie », a-t-il souligné.
La préparation de la sélection a également connu un contretemps. Le stage prévu en Azerbaïdjan a finalement été annulé, notamment en raison de la récupération tardive des passeports. Les boxeurs devront donc effectuer leur dernière phase de préparation à Sveltesse. « J’aurai souhaité terminer la phase préparatoire par le déplacement en Azerbaïdjan. Hélas, nous avons récupéré tardivement nos passeports. Ce qui va nous obliger à faire un ultime stage à Sveltesse », a regretté le sélectionneur, qui estimait que ce regroupement aurait permis à ses athlètes de se confronter aux meilleurs boxeurs locaux.
Malgré ce changement de programme, Harima affiche des ambitions élevées pour Tarente. Il refuse toutefois de s’avancer sur un nombre précis de médailles. « Je ne veux pas encore avancer de pronostics. Cependant, je prépare des athlètes pour monter sur le ring avec un seul but. Il s’agit de boxer pour ne pas rentrer bredouille au pays », a-t-il déclaré. L’entraîneur s’attend néanmoins à une forte concurrence, plusieurs nations européennes ayant également engagé de jeunes boxeurs dans l’optique des Jeux olympiques de Los Angeles 2028. « Il est clair qu’on attend de nous de rééditer la première place de l’édition de 2022 à Oran. Ça s’annonce très difficile, vu que ce n’est pas la même motivation et le contexte quand on boxe à l’extérieur », a reconnu Harima. Le technicien algérien assume une politique de rajeunissement destinée à préparer la relève du noble art national. Une mission qui lui a valu certaines critiques, mais qui ne semble pas remettre en cause ses convictions. « Bien au contraire, je suis doublement motivé pour réussir avec l’équipe nationale. Quand je suis venu, j’ai à peine trouvé trois boxeurs valables. Que d’aucuns sachent que ce n’est pas facile de détecter rapidement dix pugilistes aptes à défendre les couleurs nationales », a-t-il expliqué. Harima mise ainsi sur les champions d’Algérie et plusieurs espoirs susceptibles de prendre progressivement le relais des cadres. Il cite notamment le retour de Youcef Islam Yaiche, qui a retrouvé la sélection après plusieurs mois d’absence. « Le rajeunissement ne veut pas dire envoyer à la retraite des éléments expérimentés et de niveau.
Dans ce sens, je cite le retour gagnant de Yaiche Youcef Islam. Après des mois d’absence, il est de nouveau parmi nous », a-t-il insisté. Le sélectionneur garde également la porte ouverte à Mourad Kadi et Jugurtha Ait Bekka, à condition qu’ils rejoignent rapidement le groupe afin de participer aux prochaines échéances de préparation.
Mustapha Akkouche