L’USM Alger a signé une victoire spectaculaire face au Paradou AC (4-2), vendredi au stade olympique du 5-Juillet, lors d’un match en retard de la 18e journée du championnat de Ligue 1. Un succès important sur le plan comptable, mais qui n’efface pas les turbulences internes que traverse le club de Soustara.
La rencontre a démarré sur un rythme soutenu, avec une première réalisation signée Khaldi à la 23e minute, permettant aux Rouge et Noir de prendre l’avantage. Le Paradou AC a toutefois réagi juste avant la pause, Ramdaoui égalisant à la 44e minute, relançant complètement le suspense.
Au retour des vestiaires, la partie a gagné en intensité et en efficacité offensive. L’USMA a repris l’avantage grâce à Likonza dès la 49e minute, avant que Ramdaoui ne s’offre un doublé à la 58e minute pour remettre les deux équipes à égalité. La fin de match a cependant tourné en faveur des Usmistes, portés par un Benayad en grande forme, auteur d’un doublé décisif dans le dernier quart d’heure (82e, 90’+3), scellant ainsi la victoire des siens. Grâce à cette performance, l’USM Alger rejoint provisoirement l’ES Sétif à la 10e place du classement avec 36 points, tout en conservant plusieurs matchs en retard.
De son côté, le Paradou AC, déjà condamné à la relégation avant cette rencontre, reste scotché à la 14e position avec 24 unités. Au-delà du terrain, la victoire de l’USMA intervient dans un contexte interne particulièrement agité. Le club est en effet secoué par une nouvelle vague de tensions après les déclarations fortes du directeur sportif Saïd Allik, qui a évoqué publiquement plusieurs dysfonctionnements au sein de la structure dirigeante.
Dans une sortie médiatique accordée à la radio nationale, le responsable usmiste a dénoncé l’existence de divergences profondes et d’ingérences répétées dans la gestion sportive du club. Il affirme que certaines décisions ont été influencées ou bloquées par des acteurs internes et externes, fragilisant ainsi la cohérence du projet sportif. Allik a notamment révélé que l’arrivée de l’entraîneur sénégalais Lamine N’Diaye avait été contestée malgré un accord déjà trouvé entre les deux parties. Selon lui, certains arguments financiers ont été utilisés pour remettre en cause ce choix, alors que le dossier était, selon ses dires, déjà finalisé. Le directeur sportif est également revenu sur des tentatives présumées visant à influencer les choix techniques, notamment autour de Billel Dziri. Il affirme que des contacts auraient été établis sans concertation pour lui proposer un poste d’entraîneur, alors qu’un engagement existait déjà avec N’Diaye.
Sur le plan sportif, Saïd Allik a également regretté certaines décisions ayant conduit à des blocages administratifs, notamment concernant la non-qualification de joueurs comme Achraf Abada et Imadeddine Azzi en Coupe de la Confédération. Il a aussi évoqué le refus de recruter l’attaquant Tayeb Meziani, qu’il considérait comme une option pertinente pour renforcer l’équipe.
Le dirigeant usmiste a par ailleurs dénoncé certaines pratiques internes qu’il juge nuisibles au bon fonctionnement du club, évoquant des réunions entre responsables et joueurs sans son aval. Il a également pointé du doigt l’influence de certains cercles proches des supporters, estimant que ces interventions fragilisent la stabilité du club.
En conclusion, Saïd Allik a appelé la société propriétaire Serport à lui accorder une délégation de signature complète afin de pouvoir exercer pleinement ses responsabilités et mettre en œuvre une gestion plus cohérente et centralisée. Ces révélations viennent raviver les tensions autour de l’USM Alger, à un moment où le club, malgré ses performances sportives, semble toujours en quête d’une stabilité durable sur le plan administratif et organisationnel.
Mustapha Akkouche
