La gymnastique artistique algérienne a une nouvelle fois affirmé son essor sur la scène continentale à l’occasion des Championnats d’Afrique 2026, disputés à Yaoundé.
Au terme de cette 19e édition, la sélection nationale seniors, aussi bien masculine que féminine, a réalisé une performance remarquable en récoltant un total de 16 médailles (6 en or, 6 en argent et 4 en bronze). Dès l’entame de la compétition, les gymnastes algériens ont affiché leurs ambitions, imposant un rythme élevé grâce à une exécution précise et une grande régularité.
Emmenée par la championne olympique Kaylia Nemour, l’équipe nationale s’est rapidement positionnée parmi les meilleures formations du tournoi. Les gymnastes féminines, surnommées les « Fées Vertes », ont particulièrement brillé en dominant leurs adversaires directes, notamment Afrique du Sud et Égypte. Le duo formé par Nemour et Djena Laroui a largement contribué à cette suprématie, cumulant à lui seul neuf médailles, dont cinq en or, entre les épreuves individuelles et par équipes. Lors de la dernière journée, disputée dimanche, Kaylia Nemour a ajouté deux nouvelles médailles d’or à son palmarès. Elle s’est d’abord imposée à la poutre avec une note de 14.166, devançant sa compatriote Djena Laroui, médaillée d’argent (12.233). Elle a ensuite confirmé sa domination en remportant également l’épreuve des exercices au sol avec un score de 13.100.
Kaylia Nemour, la locomotive de la gymnastique algérienne
Figure emblématique de cette génération, Kaylia Nemour a une nouvelle fois survolé le concours général féminin, totalisant 56,498 points pour s’adjuger le titre continental. Sa maîtrise technique, notamment aux barres asymétriques, ainsi que sa constance dans l’exécution, ont fait la différence face à ses concurrentes. Dans son sillage, Djena Laroui a également confirmé son potentiel en multipliant les podiums et en renforçant la présence algérienne dans les finales individuelles.
La jeune gymnaste signe un bilan remarquable avec cinq médailles, dont deux en or (par équipes et à la table de saut), une en argent et deux en bronze. En plus des exploits individuels, l’Algérie s’est distinguée par sa régularité dans les épreuves collectives, s’imposant comme la nation la plus constante de la compétition. Ce succès illustre la progression d’un groupe structuré, désormais capable de rivaliser durablement avec les meilleures équipes africaines.
Dans la catégorie juniors, la sélection algérienne a également tiré son épingle du jeu en terminant à la deuxième place, avec quatre médailles au compteur. La jeune Melissa Djadi s’est notamment illustrée en décrochant l’or à la table de saut. Les équipes juniors, tant masculines que féminines, ont contribué à ce bilan en remportant plusieurs médailles de bronze dans les épreuves par équipes. Par ailleurs, Ifticen Sabrinel s’est distinguée en montant sur la troisième marche du podium à la poutre. Cette 19e édition a ainsi mis en évidence la transformation progressive de la gymnastique artistique en Algérie, portée par une nouvelle génération talentueuse et un encadrement technique en constante amélioration.
Les résultats enregistrés à Yaoundé confirment les ambitions grandissantes de la discipline, avec en ligne de mire les prochaines échéances internationales, notamment les Championnats du monde 2026. Le rendez-vous camerounais apparaît ainsi comme une étape clé dans l’affirmation de l’Algérie en tant que nation majeure de la gymnastique artistique sur le continent africain.
Israâ Ben.
