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La 26e édition du Tour d’Algérie cycliste se poursuit avec une troisième étape disputée ce dimanche entre Tlemcen et Sidi Bel Abbès, sur un parcours de 139,1 kilomètres.
Pas moins de 101 coureurs ont pris le départ de cette nouvelle étape, marquant une nouvelle séquence importante dans cette compétition internationale inscrite au calendrier africain de l’UCI. C’est depuis la place Emir Abdelkader, au cœur de la ville de Tlemcen, que le peloton s’est élancé, sous la supervision des autorités locales, dont le wali Youcef Bechelaoui et le directeur de la jeunesse et des sports Djamel-Eddine Achir. Dans une ambiance sportive et organisée, les coureurs ont entamé une étape annoncée comme favorable aux sprinteurs, mais qui comporte néanmoins certaines difficultés à ne pas négliger.
Le tracé de cette étape offre un mélange intéressant entre exigence physique et opportunités stratégiques. Dès les premiers kilomètres, les cyclistes doivent affronter un col de première catégorie long de huit kilomètres, situé au départ même de la course. Une difficulté qui pourrait déjà provoquer une première sélection au sein du peloton.
Par la suite, le parcours traverse plusieurs localités, notamment Sebdou, Ouled Mimoun, Dermen, Ben Badis et Hassi Zahana, avant de rejoindre la ligne d’arrivée à Sidi Bel Abbès. Deux sprints intermédiaires, positionnés aux kilomètres 52 et 98, viendront également animer la course et offrir des points précieux pour le classement des sprinteurs. Ces passages stratégiques devraient donner lieu à des accélérations et à une lutte intense entre les spécialistes des arrivées rapides. Au classement général, le Belge Yorben Lauryssen, représentant de l’équipe Tarteletto-Isorex, conserve pour l’instant son statut de leader. Vainqueur de la première étape disputée à Oran, il porte toujours le maillot jaune, symbole de la première place au général, ainsi que le maillot vert récompensant le meilleur sprinteur. De leur côté, l’Allemand Michael Pascal et le Sud-Africain Erasmus Alexander conservent respectivement les maillots de meilleur grimpeur et de meilleur jeune.
La veille, lors de la deuxième étape reliant Oran à Tlemcen sur une distance de 152,5 kilomètres, la victoire est revenue au Sud-Africain Janse Van Rensburg, confirmant la forte concurrence internationale présente dans cette édition 2026.
Les distinctions annexes ont également été disputées, avec l’Algérien Amine Dargoum, du club de Khemis Miliana, qui s’est illustré en remportant le maillot du coureur le plus combatif. Le titre de meilleur coureur algérien est, quant à lui, revenu à Nasrallah Mohamed Aissa Essemiani, sociétaire de l’IRB El-Kantara. Cette 26e édition du Tour d’Algérie propose un itinéraire particulièrement riche, réparti sur dix étapes et couvrant une distance totale de 1.697,6 kilomètres.
Le parcours traverse neuf wilayas, allant d’Oran à Tizi Ouzou, en passant par Tlemcen, Sidi Bel Abbès, Mostaganem, Chlef, Aïn Defla, Blida et Alger. Une diversité géographique qui met en valeur les paysages du pays tout en offrant des profils variés aux coureurs, entre étapes de plaine, reliefs montagneux et portions techniques. Placée sous le contrôle du collège des commissaires dirigé par l’Espagnol Jorge Gual Martinez, désigné par l’Union cycliste internationale, la compétition se déroule selon des standards internationaux stricts. Elle continue ainsi de gagner en notoriété et en attractivité, attirant chaque année des équipes et des coureurs venus de différents horizons.
Au fil des étapes, le suspense reste entier, et cette troisième journée pourrait déjà redistribuer certaines cartes, notamment dans les classements annexes. Une chose est sûre : le spectacle est au rendez-vous sur les routes algériennes.

Mustapha Akkouche

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