À quelques mois de la Coupe du monde, l’équipe nationale algérienne se retrouve confrontée à un problème récurrent : les blessures. À l’approche du stage de mars, crucial pour préparer les échéances à venir, le sélectionneur Vladimir Petkovic doit composer avec un effectif fragilisé, où absences et incertitudes s’accumulent, mettant en doute la capacité des Verts à aborder la compétition dans des conditions optimales.
Le premier coup dur touche Hichem Jouane Hadjam. Blessé lors de la dernière CAN avec Young Boys, le joueur sera absent pour le premier rassemblement préparatif et devrait rester éloigné des terrains pendant trois mois minimum. Samir Chergui connaît un sort similaire, tandis que Belghali, revenu blessé en club après la CAN, pourrait manquer un troisième match consécutif avec Vérone, compromettant sa participation au stage
. Le milieu de terrain, pilier de l’équipe, est particulièrement touché. Hicham Boudaoui n’a pas encore repris la compétition avec Nice en raison d’une blessure persistante. Ismaël Bennacer est lui aussi incertain après un nouveau pépin physique, et Nabil Bentaleb poursuit une période d’arrêt prolongée, ajoutant à l’instabilité du secteur médian. En défense, Youcef Atal a vu sa saison interrompue, aggravant la liste des indisponibles avec Hadjam, Chergui et Belghali. Sur le plan offensif, plusieurs joueurs sont revenus de blessure mais sans garanties sportives immédiates. Youcef Belaïli reste éloigné de la compétition officielle, Ahmed Kendouci manque de rythme, et Houssem Aouar, de retour de convalescence, peine à retrouver son niveau avec l’Ittihad Djeddah.
Face à cette situation médicale délicate, Petkovic doit jongler entre joueurs indisponibles, éléments en manque de compétition et cadres affaiblis physiquement.
Le stage de mars s’annonce donc sous le signe de la prudence et de la réflexion tactique : faut-il miser sur des jeunes, relancer des joueurs revenant de blessure, ou adapter le système pour compenser ces absences ? À moins de cinq mois du Mondial, toutes les attentions sont tournées vers les infirmeries. Chaque retour de blessure sera scruté, chaque choix de composition devient stratégique. Pour Petkovic, l’enjeu est clair : transformer ce contexte défavorable en opportunité et préparer un groupe capable de répondre présent, malgré un parcours préparatoire marqué par les blessures.
Rayane Mahdi
