La sélection nationale algérienne s’apprête à aborder une étape déterminante de sa préparation en vue de la Coupe du monde 2026. Selon une source proche du staff technique, le sélectionneur Vladimir Petkovic envisage d’opérer des choix importants lors du stage prévu au mois de mars, un regroupement à forte portée stratégique qui constituera la dernière phase d’expérimentation avant le rendez-vous capital de juin, dédié à la constitution quasi définitive du groupe appelé à disputer le Mondial.
Malgré l’élimination en quart de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 face au Nigeria (2-0), dans un contexte marqué par une polémique arbitrale persistante, le parcours des Verts a été globalement jugé encourageant. La sélection nationale a affiché une solidité collective et une compétitivité constante, permettant au staff technique de se projeter rapidement vers l’avenir, sans remise en cause brutale du travail engagé.
Cette capacité à tourner la page s’inscrit dans une logique de continuité et de stabilité voulue par Petkovic, lequel insiste sur la nécessité de maintenir un haut niveau d’exigence et de concentration afin d’aborder la préparation du Mondial 2026 dans des conditions optimales. La compétition, prévue l’été prochain aux États-Unis, au Mexique et au Canada, représente un objectif majeur pour la génération actuelle. Le tirage au sort n’a toutefois pas épargné l’Algérie, placée dans le groupe J en compagnie de l’Argentine, championne du monde en titre, de l’Autriche et de la Jordanie.
Un groupe particulièrement relevé qui impose une préparation minutieuse et des choix techniques précis. Les partenaires de Riyad Mahrez disputeront l’ensemble de leurs rencontres aux États-Unis, avec deux matchs programmés à Kansas City face à l’Argentine et à l’Autriche, avant un dernier rendez-vous à San Francisco contre la Jordanie.
Dans ce contexte exigeant, le stage de mars revêt une importance capitale. Les rencontres amicales prévues face à l’Iran et à l’Uruguay offriront au sélectionneur des tests de haut niveau, indispensables pour évaluer l’état de forme des joueurs, leur complémentarité et leur capacité d’adaptation face à des adversaires aux styles variés.
Quel avenir pour Mandi, Atal et Bounedjah ?
Selon la même source, Vladimir Petkovic s’apprête également à statuer sur l’avenir international de plusieurs cadres historiques de la sélection. Des joueurs comme Aïssa Mandi, Youcef Atal ou Baghdad Bounedjah figurent parmi les éléments concernés par cette réévaluation, en raison d’une baisse de rendement constatée ces derniers mois. Il ne s’agirait toutefois pas d’une rupture radicale comparable aux grands remaniements opérés avant les Coupes du monde 2010 et 2014.
Le sélectionneur suisse privilégierait plutôt une transition progressive, favorisée par la montée en puissance de jeunes profils plus performants et par une concurrence accrue à tous les postes. Cette approche mesurée vise à préserver l’équilibre du groupe tout en insufflant un nouvel élan. Le stage de mars pourrait également être marqué par le retour de joueurs importants longtemps absents pour cause de blessure, à l’image d’Amine Gouiri et Ahmed Kendouci. Leur disponibilité offrirait des solutions supplémentaires dans les trois lignes, un atout précieux alors que l’équipe avait dû composer avec ces absences lors de la CAN-2025. Par ailleurs, Petkovic mise beaucoup sur l’une des révélations de la Coupe arabe 2025, le défenseur de l’Olympique de Chlef Achraf Abada, qui devrait figurer parmi les attractions du prochain regroupement. Son avenir pourrait connaître une évolution rapide, des discussions étant en cours autour d’un éventuel transfert vers un club plus ambitieux.
Ethan Mbappé, Elias Zidane et Maxime Lopez, c’est sérieux !
Le rassemblement de mars pourrait aussi voir l’intégration de nouveaux profils binationaux, sous réserve de la finalisation des procédures administratives liées au changement de nationalité sportive. Parmi les noms évoqués figurent Elias Zidane, défenseur du Real Betis B et fils de Zinédine Zidane, Ethan Mbappé, frère de Kylian Mbappé, ainsi qu’un attaquant évoluant en Allemagne.
Le milieu de terrain Maxime Lopez (Paris FC) est également pressenti pour rejoindre le groupe. Dans le même temps, le sélectionneur entend offrir davantage de temps de jeu à des éléments encore peu utilisés lors de la CAN-2025, tels qu’Adel Boulbina, Ilan Kebbal ou Mehdi Dorval. Une phase de tests qui s’inscrit clairement dans l’optique de dégager un noyau dur capable de répondre aux exigences du Mondial. Ce regroupement se fera toutefois sans deux absents majeurs.
Le latéral gauche Jaouen Hadjam, victime d’une grave blessure à la cheville, devrait être éloigné des terrains pendant environ trois mois. Samir Chergui, latéral droit du Paris FC, se trouve dans une situation similaire. Son entraîneur en club n’a d’ailleurs pas hésité à critiquer ouvertement le staff technique national pour avoir aligné le joueur face au Burkina Faso alors qu’il n’était pas totalement rétabli, une décision qui aurait aggravé sa blessure et prolongé son indisponibilité.
Le staff des Verts espère néanmoins pouvoir compter sur le retour des deux joueurs lors du stage de juin, considéré comme le dernier rassemblement décisif avant l’entrée en lice au Mondial. En définitive, le stage du mois de mars s’annonce comme un moment clé dans la construction de l’équipe algérienne version Coupe du monde 2026. Entre ajustements tactiques, gestion des cadres expérimentés et intégration de nouveaux talents, Vladimir Petkovic s’apprête à jouer une carte déterminante, avec l’ambition de bâtir un groupe compétitif, équilibré et capable de relever le défi mondial qui l’attend.
Rayane Mahdi
