Le MC Alger a remporté, samedi 17 janvier, la Supercoupe d’Algérie en dominant son éternel rival, l’USM Alger, sur le score de 1-0, lors d’un derby très attendu disputé au stade Nelson Mandela de Baraki. Ce succès permet au doyen des clubs algériens d’ajouter un cinquième trophée de Supercoupe à son palmarès et de confirmer son retour en force sur la scène nationale.
L’unique réalisation de la rencontre est intervenue à la 74e minute, œuvre de la nouvelle recrue Zakaria Naïdji, auteur d’une tête précise au premier poteau après un centre millimétré venu du flanc droit. Une ouverture du score logique au vu de la physionomie du match, tant les Vert et Rouge se sont montrés plus entreprenants et plus dangereux offensivement, malgré un duel globalement équilibré. Dès la première minute de jeu, Anatouf s’était offert une occasion en or en se présentant seul face au gardien usmiste, mais Oussama Benbot, vigilant, avait su intervenir à temps pour préserver sa cage. Le MCA a poursuivi sa domination à la 26e minute, lorsque Halaïmia a frôlé l’ouverture du score sur un coup franc direct, légèrement au-dessus de la transversale.
Peu avant la pause, Boukholda a également failli faire mouche d’une reprise de volée à l’entrée de la surface, obligeant Benbot à une parade décisive pour concéder le corner. En seconde période, le scénario est resté inchangé, avec un Mouloudia toujours plus incisif et déterminé à faire la différence.
Les efforts des Vert et Rouge ont finalement été récompensés par le but de Naïdji. Dans le dernier quart d’heure, les Rouge et Noir ont tenté de réagir en accélérant le rythme et en s’appuyant sur les entrants, notamment Khaldi et Aimé Junior, mais ils se sont heurtés à une défense mouloudéenne solide et bien en place.
Ce succès permet au MCA de remporter la cinquième Supercoupe d’Algérie de son histoire, après celles de 2006, 2007, 2014 et 2024, tandis que l’USMA concède sa quatrième défaite dans cette compétition, pour seulement deux sacres (2013 et 2016). Il s’agissait de la troisième finale de Supercoupe entre les deux voisins algérois, et une nouvelle fois, le Mouloudia a su prendre le dessus pour renforcer un peu plus sa domination et inscrire davantage son nom dans l’histoire du football algérien.
Mokwena sur un nuage
Le sourire était large, sincère, presque libérateur. Au coup de sifflet final, Rulani Mokwena n’a pas cherché à masquer son émotion. La Supercoupe remportée par son équipe représente bien plus qu’un simple trophée de début de saison : elle symbolise la confirmation d’un projet, la récompense d’un travail exigeant et le point de départ d’ambitions encore plus grandes. « Je suis très heureux », a-t-il confié avec simplicité, tout en laissant transparaître une profonde satisfaction.
Pour le technicien, ce succès vient valider des semaines – voire des mois – de préparation intense, marqués par des choix forts, une discipline tactique rigoureuse et une confiance renouvelée accordée à ses joueurs. Sur le terrain, l’équipe a affiché une maîtrise collective qui reflète parfaitement la philosophie de son entraîneur. Organisation, intensité, intelligence dans l’utilisation du ballon : autant d’éléments que Mokwena n’a cessé de prôner depuis son arrivée.
La Supercoupe, souvent considérée comme un match à part, a cette fois servi de vitrine au travail accompli en coulisses. Au-delà du résultat, Mokwena a tenu à saluer l’état d’esprit de son groupe. « Les joueurs ont montré de la personnalité, de la solidarité et une vraie envie de gagner », a-t-il souligné. Des qualités essentielles, selon lui, pour affronter les défis à venir dans une saison qui s’annonce longue et exigeante.
Cette victoire en Supercoupe envoie également un message clair à la concurrence. Sans tomber dans l’excès de confiance, Mokwena reconnaît que ce trophée renforce la crédibilité de son équipe. « Gagner donne toujours confiance, mais cela nous oblige surtout à travailler encore plus », a-t-il rappelé, fidèle à son discours mesuré. Pour les supporters, ce succès est porteur d’espoir. Il ravive l’enthousiasme et nourrit l’idée que quelque chose de solide est en train de se construire. Mokwena, conscient de cette attente, préfère néanmoins rester prudent. « Ce n’est qu’un début. Le plus dur commence maintenant », a-t-il averti.
En remportant la Supercoupe, Rulani Mokwena n’a pas seulement ajouté une ligne à son palmarès. Il a affirmé une vision, renforcé un groupe et posé les bases d’une saison qu’il veut ambitieuse, mais maîtrisée. Et à en croire son sourire et ses mots, ce bonheur-là n’est pas près de s’estomper.
Réda Hafid
