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Au bout du suspense, l’Algérie a éliminé la République démocratique du Congo (1-0, a.p.) ce mardi lors des 8es de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025.
Dans un match haché et disputé, les deux pays se sont rendus coup pour coup sans être en mesure de se départager dans le temps réglementaire. Sauvés par Mpasi sur une frappe de Chaïbi en prolongation, les Congolais ont finalement craqué sur un but de Boulbina (119e), auteur d’une magnifique frappe ! Ainsi, l’Algérie a arraché sa qualification pour les quarts de finale de la CAN face à la RD Congo (1-0 ap), mardi, grâce à un but inscrit en toute fin de prolongation par Adil Boulbina (22 ans, 2 sélections et 1 but), entré en jeu quelques minutes plus tôt.
En conférence de presse, l’attaquant d’Al Duhail n’a pas caché son émotion. « Je quitte le stade en larmes. En voyant ce peuple algérien qui te suit partout, même devant l’hôtel… Quand tu les rends heureux, c’est une immense fierté », a confié le buteur formé au Paradou, avant de rappeler avec humilité que « l’important, c’est la qualification, pas celui qui marque ».
L’entrée de Boulbina n’avait pourtant rien d’un scénario écrit à l’avance. Lancé en toute fin de prolongation, l’attaquant algérien n’a touché qu’un seul ballon en phase offensive. Suffisant pour contrôler, ajuster et déclencher une frappe surpuissante sous la barre, sans élan, sans hésitation. Le regard vide au moment de célébrer, la course désordonnée sans direction précise racontaient l’instant mieux que n’importe quelle analyse. Un but brut, son premier en sélection, sans filtre, au terme d’une rencontre où le stade entier était en apnée. Quelques minutes plus tard, le ton avait changé. En zone mixte, Boulbina a livré des déclarations pleines de retenue et de respect. «Je dois d’abord remercier Dieu et mes coéquipiers.
Ce but, c’est celui de toute l’équipe» , a expliqué le joueur formé au Paradou, rappelant que «l’important, ce n’est pas qui marque, mais la qualification» . Ému, l’attaquant polyvalent a également eu une pensée pour les supporters algériens, «présents partout, même devant l’hôtel» , quittant le stade en larmes. Un discours simple, sincère, loin de la polémique sans fondements qui l’avait précédé.

Mustapha Akkouche

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