La situation d’Anis Hadj Moussa à Feyenoord prend une nouvelle tournure. Alors que l’international algérien semblait parti pour poursuivre son aventure avec le club néerlandais, l’arrivée d’une nouvelle offre particulièrement importante en provenance d’Arabie saoudite vient relancer les spéculations autour de son avenir.
Al-Ittihad serait revenu à la charge avec une proposition revue à la hausse pour tenter de convaincre Feyenoord de céder son ailier algérien. Selon plusieurs rapports de la presse néerlandaise, le club saoudien aurait augmenté son offre, initialement estimée à 37,5 millions d’euros, pour la porter à environ 40 millions d’euros, bonus compris. Une proposition conséquente qui témoigne de l’intérêt persistant d’Al-Ittihad pour le joueur des Verts et qui pourrait mettre le club de Rotterdam face à une décision importante à l’approche de la clôture du mercato. Dans ce contexte, un élément est particulièrement venu alimenter les interrogations. Hadj Moussa ne figure pas dans le groupe convoqué pour affronter NEC Nimègue ce samedi en championnat des Pays-Bas. Une absence qui intervient précisément au moment où la nouvelle proposition saoudienne est arrivée sur la table de Feyenoord.
Une absence qui suscite les interrogations
Cette décision contraste avec les déclarations tenues la veille par l’entraîneur de Feyenoord, Giovanni van Bronckhorst. Le technicien néerlandais avait alors affiché sa volonté de conserver Hadj Moussa et assuré que le joueur ne faisait pas pression pour obtenir son départ. Il s’attendait même à voir l’international algérien poursuivre la saison sous les couleurs du club. Pourtant, le joueur ne sera finalement pas présent face à NEC.
D’après le site néerlandais spécialisé dans l’actualité de Feyenoord, Feyenoord Headliner, l’absence de l’Algérien serait liée à un incident intervenu avant la rencontre. Hadj Moussa serait arrivé en retard au bus de l’équipe et aurait ensuite regagné son domicile. Une situation qui aurait poussé le staff technique à prendre la décision de ne pas le retenir pour le match. La version avancée par la presse néerlandaise est également confortée par les propos attribués à Van Bronckhorst, lequel aurait expliqué que le joueur n’était pas suffisamment concentré mentalement sur cette rencontre
Al-Ittihad le veut à tout prix !
C’est surtout le contexte du mercato qui donne une dimension particulière à cette mise à l’écart. L’offre d’Al-Ittihad, estimée désormais à 40 millions d’euros avec les bonus, pourrait constituer un argument de poids dans les discussions avec Feyenoord. Le club saoudien semble en effet déterminé à recruter l’ailier algérien et n’aurait pas hésité à revoir sa proposition à la hausse après un premier refus. Cette nouvelle offensive intervient alors que Feyenoord avait jusque-là affiché une position ferme concernant l’avenir de plusieurs de ses joueurs importants. Le dossier reste donc particulièrement ouvert. Si le club néerlandais souhaite conserver Hadj Moussa, la proposition financière d’Al-Ittihad pourrait néanmoins obliger ses dirigeants à réévaluer leur position. À l’inverse, un accord pourrait permettre à l’international algérien de franchir une nouvelle étape dans sa carrière, avec des conditions financières particulièrement avantageuses. Les spéculations sont d’autant plus nombreuses que la presse évoque également les conditions personnelles proposées au joueur. Al-Ittihad aurait préparé un salaire annuel de l’ordre de 10 millions d’euros, dans le cadre d’un contrat portant sur cinq saisons. Une proposition qui placerait forcément Hadj Moussa devant une réflexion importante concernant la suite de sa carrière.
À seulement 24 ans, l’Algérien est devenu l’un des éléments offensifs les plus en vue de Feyenoord et dispose encore d’une importante marge de progression en Europe. Le club saoudien compte par ailleurs déjà dans ses rangs un autre international algérien, Houssem Aouar, ce qui pourrait également constituer un élément favorable dans les discussions. Pour l’heure, aucune décision définitive n’a encore été annoncée concernant l’avenir de Hadj Moussa. Mais entre l’offre revue à 40 millions d’euros, son absence du groupe face à NEC et les conditions salariales annoncées, le dossier est clairement entré dans une phase décisive. Les prochaines heures pourraient donc s’avérer déterminantes pour savoir si l’Algérien poursuivra son aventure à Rotterdam ou s’il prendra la direction de l’Arabie saoudite.
Sidou Samy