La lutte algérienne a achevé sa participation aux 20es Jeux méditerranéens de Tarente 2026 sur une note particulièrement positive. Avec un total de sept médailles, dont une en or, une en argent et cinq en bronze, les représentants algériens ont confirmé leur capacité à rivaliser avec les meilleurs lutteurs du bassin méditerranéen.
Une récolte qui récompense le travail accompli durant de longs mois de préparation et met en lumière le potentiel de la discipline à l’échelle nationale.
Les compétitions de lutte, disputées du 22 au 25 août 2026, ont permis à l’Algérie de s’illustrer dans les trois spécialités engagées : la lutte gréco-romaine, la lutte libre et la lutte féminine.
Avec sept podiums au total, la délégation algérienne quitte ainsi Tarente avec un bilan honorable et plusieurs motifs de satisfaction. La meilleure performance algérienne est à mettre au crédit de Abdelkrim Ferkat, sacré champion méditerranéen dans la catégorie des 60 kg en lutte gréco-romaine. Le lutteur algérien a réalisé un parcours solide pour s’adjuger la médaille d’or et offrir à la délégation nationale son titre dans cette discipline.
Ferkat en or, Ben Faradj en argent
Dans la catégorie des 67 kg, Fayçal Ben Faradj a également réussi à atteindre la finale. Il a finalement décroché la médaille d’argent au terme d’un parcours qui confirme sa régularité au plus haut niveau. Deux médailles qui constituent une belle récompense pour la lutte gréco-romaine algérienne. Le contingent masculin a également ajouté deux médailles de bronze à la récolte nationale. Bachir Sid Azara, engagé chez les 87 kg, a réussi à monter sur la troisième marche du podium, tout comme Fadi Rouabeh, médaillé de bronze dans la catégorie des 97 kg. La lutte gréco-romaine termine ainsi les Jeux de Tarente avec quatre médailles, dont le précieux titre remporté par Ferkat.
Une performance qui confirme la place importante occupée par cette spécialité dans le paysage de la lutte algérienne. La moisson algérienne ne s’est toutefois pas limitée à la gréco-romaine. En lutte libre, Oussama Laâribi, engagé dans la catégorie des 65 kg, a décroché une médaille de bronze. Une récompense qui permet à la sélection nationale de s’illustrer également dans cette spécialité et de porter à cinq le nombre de podiums masculins. La lutte féminine a, elle aussi, contribué à cette belle récolte avec deux médailles de bronze.
La lutte libre et les filles complètent une belle récolte
Ibtissem Doudou, dans la catégorie des 50 kg, et Chaïma Chabila, chez les 53 kg, ont toutes deux réussi à se hisser sur le podium. Ces deux résultats constituent une satisfaction supplémentaire pour la délégation algérienne et témoignent des progrès réalisés par la lutte féminine, appelée à jouer un rôle de plus en plus important dans les prochaines échéances internationales. Au total, la lutte algérienne repart donc de Tarente avec sept médailles : une en or, une en argent et cinq en bronze. Au-delà du simple décompte, cette performance traduit surtout l’investissement consenti par les athlètes et leurs encadrements pour préparer ce rendez-vous méditerranéen.
Derrière chaque médaille se trouvent des mois de travail, des stages, des sacrifices et une préparation exigeante. Les performances réalisées à Tarente récompensent également l’engagement des entraîneurs, staffs médicaux, préparateurs et responsables administratifs, qui ont accompagné les athlètes tout au long de leur préparation.
Cette moisson offre ainsi une belle source de satisfaction à la famille de la lutte algérienne. Elle constitue surtout un encouragement à poursuivre les efforts et à renforcer davantage le travail de formation et de préparation afin de transformer ces podiums méditerranéens en résultats encore plus importants lors des prochaines échéances continentales et mondiales. Avec sept médailles au compteur, dont un titre méditerranéen, la lutte algérienne quitte donc Tarente la tête haute, portée par une génération déterminée à continuer de faire briller les couleurs nationales.
Mounir Benkaci