La sélection algérienne de beach-volley s’apprête à relever un important défi continental à l’occasion du Championnat d’Afrique 2026, prévu du 17 au 23 août à Alexandrie, en Égypte. Cette compétition, qui réunira 28 nations dans les épreuves messieurs et dames, revêt une importance particulière puisqu’elle ne se limitera pas à l’attribution des titres africains. Elle servira également de voie directe de qualification pour les Jeux olympiques de Los Angeles-2028.Organisé sous l’égide de la Confédération africaine de volley-ball (CAVB), le rendez-vous d’Alexandrie mettra en jeu deux précieux tickets olympiques. Le vainqueur du tournoi masculin décrochera ainsi sa qualification pour les JO-2028, tout comme la sélection qui s’imposera dans l’épreuve féminine. Dans ce contexte, chaque rencontre et chaque point pourraient peser lourd dans la course au précieux sésame. Les représentants algériens auront donc l’occasion de se mesurer aux meilleures paires du continent et de tenter de réaliser un parcours à la hauteur de leurs ambitions. Les rencontres se dérouleront sur les courts de la plage d’Abou Heif, dans la région de Sidi Bishr, un cadre qui devrait offrir des conditions particulières à prendre en compte pour l’ensemble des participants. L’Algérie devra notamment composer avec une concurrence importante. Au total, 28 pays participeront à cette édition, dont plusieurs nations disposant d’une solide expérience dans les compétitions africaines et internationales. Outre le pays hôte, l’Égypte, la Tunisie, le Mozambique, le Togo, le Bénin, le Ghana, le Nigeria, le Sénégal, le Burundi, le Cap-Vert, la Guinée-Bissau, le Niger et le Maroc seront présents. La Côte d’Ivoire, le Cameroun, la République centrafricaine, le Kenya, l’Angola, le Botswana, Maurice, les Comores, la Sierra Leone, l’Ouganda, le Lesotho, la Gambie, l’Afrique du Sud et les Seychelles complètent également la liste des participants. Une diversité qui promet une compétition particulièrement disputée, avec des styles de jeu et des niveaux d’expérience différents. Pour le beach-volley algérien, cette participation représente avant tout une opportunité de se confronter au haut niveau continental et de poursuivre son développement. Face à des nations habituées aux grands rendez-vous, les représentants algériens devront faire preuve de régularité, de concentration et de maîtrise dans les moments importants pour espérer aller le plus loin possible dans le tournoi. La présence de l’Égypte constitue, à ce titre, un élément à prendre en considération. En tant que pays organisateur, la sélection égyptienne bénéficiera de l’avantage du terrain, des conditions qu’elle connaît parfaitement et du soutien de son public. Elle figurera naturellement parmi les prétendants aux deux titres et cherchera à profiter de cette occasion pour décrocher sa qualification olympique. Mais la concurrence ne se limitera pas au pays hôte. Plusieurs nations africaines nourrissent également de grandes ambitions et tenteront de décrocher l’un des deux billets disponibles pour Los Angeles. Cette bataille devrait donner lieu à des confrontations particulièrement serrées, où la moindre erreur pourrait coûter cher. Le beach-volley africain possède par ailleurs une histoire olympique relativement récente. La première participation d’une nation du continent dans cette discipline remonte aux Jeux d’Athènes en 2004, avec l’Afrique du Sud. Depuis, seules cinq nations africaines ont réussi à prendre part aux épreuves olympiques de beach-volley. Le tournoi d’Alexandrie représente donc une nouvelle occasion pour les autres pays du continent d’intégrer ce cercle. En plus de l’enjeu sportif, les conditions propres au beach-volley pourraient également jouer un rôle déterminant. La chaleur, le vent, le sable et l’état physique des joueurs constituent autant de paramètres susceptibles d’influencer les résultats. La complémentarité au sein de chaque paire, la capacité à gérer la fatigue et surtout la maîtrise des points décisifs seront essentielles dans les rencontres à forte intensité. Dans ce contexte, l’Algérie abordera ce Championnat d’Afrique avec l’ambition de rivaliser avec les meilleures sélections et, pourquoi pas, de se mêler à la course au titre. Une performance de premier plan permettrait non seulement de confirmer les progrès du beach-volley national sur la scène africaine, mais surtout d’ouvrir les portes d’une première aventure olympique à Los Angeles en 2028. Le rendez-vous d’Alexandrie s’annonce donc comme un véritable test pour les représentants algériens. Entre quête du sacre continental et rêve olympique, l’enjeu sera de taille dès les premiers échanges. L’objectif sera clair : rester en course le plus longtemps possible et tenter de décrocher le précieux billet pour les Jeux de Los Angeles.
Israâ Ben