Quelques heures après le communiqué du MC Alger, qui affirme détenir un contrat signé par Youcef Belaïli, l’international algérien a décidé de réagir et de livrer sa propre version des faits. Dans une intervention téléphonique à la chaîne El Heddaf, l’attaquant a apporté plusieurs précisions sur la nature de son engagement avec le club algérois.
Belaïli a notamment contesté l’interprétation donnée par le MCA au document qu’il avait signé. Selon lui, il ne s’agissait pas d’un contrat définitif, mais simplement d’un pré-contrat, conclu dans un contexte particulier alors qu’il était encore sous le coup d’une suspension. « J’étais sanctionné et mon contrat en Algérie avec le MCA devait expirer après dix jours », a expliqué le joueur. Il affirme ainsi que le document signé avec le club algérois avait une durée limitée et qu’il était désormais arrivé à expiration. Cette version contraste fortement avec celle avancée par la direction du MC Alger.
Dans son communiqué, le club avait assuré disposer d’un document officiel signé par le joueur et estimé que cet engagement lui permettait de faire valoir ses droits. Le MCA avait également indiqué être prêt à utiliser tous les recours légaux et institutionnels nécessaires pour défendre ses intérêts. Youcef Belaïli a également expliqué les raisons qui l’ont finalement poussé à poursuivre son aventure avec l’Espérance de Tunis. Selon l’attaquant, le club tunisien a clairement manifesté sa volonté de le conserver, un élément qui aurait pesé dans sa décision finale. « Le Taraji m’a vraiment voulu et j’ai signé chez eux », a-t-il affirmé, confirmant ainsi son choix de rester à Tunis après la levée de sa suspension. Le joueur a par ailleurs tenu à répondre aux différentes accusations et interprétations qui ont entouré son changement de destination. « Arrêtez de faire mentir les gens, c’est la volonté de Dieu », a-t-il notamment déclaré, souhaitant ainsi mettre un terme aux spéculations sur les raisons de son choix.
Cette nouvelle sortie de Belaïli ajoute donc un élément supplémentaire à un dossier déjà particulièrement sensible. Deux versions s’opposent désormais clairement : celle du MC Alger, qui affirme avoir en sa possession un contrat signé et entend défendre ses droits, et celle du joueur, qui assure qu’il ne s’agissait que d’un pré-contrat désormais expiré. La nature exacte du document, ses clauses et les conditions prévues pour son éventuelle entrée en vigueur pourraient donc devenir déterminantes dans la suite de cette affaire. Si aucun accord à l’amiable n’est trouvé entre les différentes parties, le conflit pourrait prendre une dimension juridique et être porté devant les instances sportives compétentes. Le feuilleton Youcef Belaïli, loin d’être terminé, pourrait ainsi connaître de nouveaux rebondissements dans les prochains jours.