L’avenir de Gennaro Gattuso est désormais loin de la sélection italienne après l’élimination de la Nazionale en finale des barrages de la Coupe du monde 2026.
L’Italie a été tenue en échec par la Bosnie (1-1, 1-4 tab), un résultat qui sonne comme un nouveau désaveu pour le champion du monde 2006. Quelques heures après ce fiasco, le président de la Fédération italienne de football (FIGC), Gabriele Gravina, avait affiché son soutien au technicien. Mais la pression politique est rapidement montée : le ministre italien des Sports a invité Gravina à envisager un changement à la tête du football transalpin.
La démission du président de la FIGC, attendue ce jeudi lors du Conseil fédéral, semble inévitable, et avec elle, l’avenir de Gattuso apparaît désormais compromis. Depuis son arrivée, le bilan du sélectionneur n’a pas été à la hauteur des attentes. Après avoir pris en main une équipe en reconstruction, il n’a jamais réussi à stabiliser la Nazionale et à insuffler une continuité tactique solide. L’échec contre la Bosnie, dernier épisode d’une série de résultats décevants, pourrait marquer la fin d’une aventure déjà ponctuée par des critiques récurrentes de la presse et des observateurs italiens. Alors, qui pourrait prendre le relais sur le banc de l’Italie ? Plusieurs noms circulent déjà dans les colonnes des journaux sportifs italiens. Roberto Mancini figure en tête de liste.
L’ancien sélectionneur, qui avait dirigé l’Italie entre 2018 et 2023, avait marqué son passage par le sacre à l’Euro 2021, avant de quitter le poste après l’élimination en barrages du Mondial 2022 contre la Macédoine du Nord (0-1). Son expérience et sa connaissance du vestiaire italien en font un candidat naturel, capable de remettre la Nazionale sur les bons rails. Antonio Conte est un autre nom régulièrement évoqué. L’actuel entraîneur de Naples avait déjà dirigé la Squadra Azzurra entre août 2014 et juin 2016, avant de quitter son poste après l’élimination en quarts de finale de l’Euro 2016 face à l’Allemagne (1-1, 5-6 tab).
Sa rigueur tactique et son tempérament de battant pourraient séduire la Fédération, surtout pour redonner confiance à une équipe déstabilisée. Un troisième profil, celui de Massimiliano Allegri, pourrait également constituer une expérience inédite pour la Nazionale. Actuel entraîneur du Milan AC, Allegri a repris les rênes du club lombard il y a un an, avec un contrat jusqu’en juin 2027. Leader en Serie A, deuxième à six points de l’Inter Milan et qualifié pour la prochaine Ligue des Champions, il serait difficile à convaincre de quitter son club.
