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La Confédération africaine de football (CAF) traverse une période particulièrement délicate, marquée par des tensions internes et des contestations croissantes autour de la gestion de son président, Patrice Motsepe. Une réunion cruciale du bureau exécutif, prévue en Tanzanie, a été fortement perturbée par de nombreuses absences, illustrant un malaise profond au sein des fédérations africaines.
Parmi les dirigeants qui ont choisi de ne pas participer, figurent des personnalités majeures du football africain, telles que Walid Sadi, président de la Fédération algérienne de football, et Hani Abou Rida, président de la Fédération égyptienne. Ces absences massives traduisent un désaccord manifeste avec la direction actuelle de la CAF, notamment après les scandales et controverses qui ont émaillé la dernière édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) organisée au Maroc.
La CAN-2025 a en effet été au cœur de nombreuses critiques, tant sur le plan organisationnel que financier. Plusieurs fédérations ont dénoncé des problèmes de logistique, de planification et de transparence, ce qui a alimenté un climat de méfiance et de désapprobation vis-à-vis du leadership de Motsepe. Ces événements ont mis en lumière les limites de la gouvernance actuelle et la nécessité, selon plusieurs voix africaines, d’une réforme structurelle de la CAF. Plusieurs pays ont publiquement exprimé leur opposition à la manière dont le football continental est dirigé.
Les fédérations réclament davantage de transparence, de responsabilité et un dialogue ouvert avec les instances africaines afin de restaurer la confiance et garantir une meilleure organisation des compétitions. La réunion de Dar es Salaam devait constituer un moment clé pour apaiser les tensions et définir des mesures correctives. Cependant, les absences et les critiques laissent planer un doute sur l’efficacité de cette rencontre et sur la capacité de la CAF à répondre aux attentes des pays membres.
En résumé, la CAF se trouve aujourd’hui à un tournant. La contestation autour de la gestion de Patrice Motsepe, amplifiée par les incidents lors de la dernière CAN, souligne le besoin urgent de réforme et de dialogue au sein du football africain. L’avenir du football continental dépendra de la manière dont la CAF saura restaurer la confiance, renforcer la transparence et mettre en place des pratiques de gouvernance plus solides.

Mohamed Islam

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