La ville de Ghardaïa a vibré jeudi matin au rythme du cyclisme à l’occasion du coup d’envoi de la 4e édition du Tour régional. Pas moins de 80 coureurs, représentant 18 équipes issues de neuf wilayas, se sont élancés pour trois jours de compétition à travers les routes emblématiques de la vallée du M’zab.
Le départ officiel a été donné depuis la place El-Wiaam, dans la commune de Bounoura, par le wali de Ghardaïa, Abdallah Abi-Nouar, en présence du président de la Fédération algérienne de cyclisme, Kheireddine Barbari, du président de l’Assemblée populaire de wilaya et du directeur local de la Jeunesse et des Sports. Une cérémonie protocolaire qui témoigne de l’importance accordée à cet événement devenu, au fil des éditions, un rendez-vous sportif majeur dans le Sud du pays.
Pour cette première journée, les coureurs ont parcouru 116 kilomètres reliant Bounoura à Guerrara, en passant par Berriane. Un tracé exigeant, alternant longues lignes droites exposées au vent et portions plus techniques, mettant à l’épreuve l’endurance et la stratégie des équipes. La deuxième étape, prévue vendredi, se disputera sur un circuit fermé dans la commune de Guerrara. Les cyclistes devront accomplir quatre tours de 21 kilomètres, soit un total de 84 kilomètres.
Ce format favorise généralement les sprinteurs et promet une bataille tactique intense, chaque équipe cherchant à contrôler le peloton. Enfin, la troisième et dernière étape, programmée samedi, s’annonce comme la plus longue et potentiellement décisive avec ses 123 kilomètres.
Le parcours reliera Guerrara à Béni-Isguen Tawenza (commune de Bounoura), en passant par Berriane, Bouhraoua et le carrefour de Merakchi à Ghardaïa. Une étape de vérité où la gestion de l’effort et la cohésion collective seront déterminantes pour le classement général final. Au-delà de l’aspect compétitif, cette épreuve constitue une étape importante dans la préparation des coureurs algériens en vue du prochain Tour cycliste international d’Algérie, prévu en avril.
Le président de la Fédération algérienne de cyclisme a d’ailleurs souligné que ce Tour régional offre un cadre idéal pour évaluer le niveau des athlètes et affiner les stratégies collectives. L’événement ne se limite pas à la dimension sportive. Il s’inscrit également dans une démarche de valorisation du patrimoine naturel et culturel de la vallée du M’zab.
Les paysages désertiques, l’architecture traditionnelle et le cachet historique de la région offrent un décor unique qui renforce l’attrait de la compétition. À travers cette 4e édition, Ghardaïa confirme ainsi son ambition de devenir un pôle incontournable du cyclisme national, tout en mettant en lumière ses richesses touristiques. Pendant trois jours, la petite reine s’impose comme un vecteur de dynamisme sportif et de rayonnement régional.
