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La sélection algérienne masculine de badminton a réalisé une performance de grande envergure en validant son billet pour la finale des Championnats d’Afrique 2026, disputés à Gaborone, au Botswana. Opposés à l’Égypte en demi-finale, les Verts se sont imposés sur le score convaincant de 3-1, confirmant leur montée en puissance sur la scène continentale.
Cette victoire n’a rien d’anodin. L’Égypte, nation historiquement compétitive dans les sports de raquette en Afrique, représentait un obstacle sérieux sur la route des Algériens. Mais grâce à une cohésion collective remarquable et une gestion tactique maîtrisée des différentes confrontations, les coéquipiers d’Adel Hamek ont su faire la différence dans les moments décisifs. La sélection masculine algérienne, composée d’Adel Hamek, Mohamed Abderrahim Belarbi, Mohamed Abdelaziz Oucheffoune, Koçaïla Mameri, Sabri Medal et Oussama Keddou, affiche un mélange intéressant d’expérience et de jeunesse. Tout au long de la phase de groupes, où elle était versée dans le groupe C aux côtés de Madagascar et de la Zambie, l’équipe a démontré une régularité encourageante. La demi-finale face aux Égyptiens a mis en lumière la solidité mentale du groupe. Chaque match individuel et chaque double ont été disputés avec intensité, dans une atmosphère électrique.
Les Algériens ont su garder leur calme, notamment dans les échanges longs et stratégiques, pour s’imposer avec autorité. Cette qualification en finale vient récompenser un travail de fond engagé depuis plusieurs années par la Fédération algérienne de badminton, avec un accent particulier mis sur la formation et la préparation internationale. Elle confirme également que l’Algérie est en train de s’installer durablement parmi les grandes nations africaines de la discipline. En finale, prévue ce jeudi, l’Algérie affrontera l’île Maurice, qui a validé son ticket après une demi-finale accrochée face à la Zambie (3-2).
Les Mauriciens, réputés pour leur discipline tactique et leur expérience dans les compétitions africaines, constitueront un adversaire redoutable. Cette confrontation s’annonce indécise et stratégique. L’Algérie devra maintenir son niveau de concentration et optimiser la gestion des doubles, souvent décisifs dans ce format par équipes. Une victoire offrirait au badminton algérien un titre continental majeur, symbole d’un palier franchi.

Les dames en bronze, avec des perspectives mondiales

Du côté féminin, la sélection nationale n’a pas réussi à franchir l’obstacle sud-africain en demi-finale, s’inclinant 0-3 face à une équipe expérimentée et bien structurée. Les Algériennes repartent toutefois avec une médaille de bronze, résultat honorable dans une compétition relevée. Composée de Yasmina Chibah, Hala Boukessani, Malak Oucheffoune, Sirine Ibrahim et Tanina Mameri, l’équipe féminine était engagée dans le groupe A aux côtés du Botswana, du Lesotho et de Maurice. Leur parcours solide en phase initiale témoigne des progrès réalisés ces dernières saisons. La finale dames opposera l’Afrique du Sud à l’Égypte, cette dernière s’étant qualifiée en dominant le Nigeria (3-0). Il convient de souligner que, chez les dames, ces Championnats d’Afrique servent également de tournoi qualificatif pour la prestigieuse Uber Cup, ce qui renforce l’importance stratégique de la compétition.
Les épreuves par équipes prendront fin ce jeudi 12 février, laissant immédiatement place aux compétitions individuelles prévues du 13 au 16 février. Ces épreuves offriront une nouvelle opportunité aux joueurs algériens de briller sur le plan continental et d’améliorer leur classement africain et international. Cette qualification en finale masculine constitue un tournant pour le badminton algérien. Elle confirme la progression technique et tactique des joueurs, mais aussi la solidité mentale acquise dans les grands rendez-vous.
Au-delà du résultat immédiat, l’Algérie envoie un message clair : elle ambitionne désormais de jouer les premiers rôles en Afrique et de s’ouvrir davantage aux compétitions mondiales. Une victoire en finale serait une consécration, mais même avant ce rendez-vous décisif, le bilan est déjà porteur d’espoir pour l’avenir de la discipline.

Israâ Ben.

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