La JS Kabylie a vu son rêve continental s’éteindre samedi soir au stade Hocine-Aït Ahmed de Tizi Ouzou.
Après un match nul face à Al Ahly du Caire (0-0), les Canaris quittent prématurément la Ligue des champions africaine, laissant filer un autre objectif cette saison. Cette sortie intervient alors que le club reste loin du leader du championnat national, avec 14 points de retard, accentuant la nécessité de recentrer ses ambitions sur le plan domestique. Le match contre les Égyptiens a pourtant montré une JSK combative, capable de rivaliser avec les meilleurs.
Pour beaucoup, c’est le visage que les supporters auraient aimé voir dès le début de la compétition africaine. Les Canaris ont largement dominé le jeu, multipliant les occasions, mais la précipitation et le manque d’expérience offensive, notamment de Mahious, ont empêché le club de concrétiser ses efforts. Malgré ce résultat, les prestations de l’équipe ont montré une féroce volonté de vaincre.
L’expérience et le talent des adversaires ont fini par faire la différence, mais les qualités affichées par les Kabyles laissent entrevoir de belles perspectives pour la saison prochaine. Avec l’élimination en Ligue des champions africaine, la JSK doit désormais se concentrer sur la Ligue 1 Mobilis. L’objectif principal reste de remonter dans le classement et de se rapprocher du leader pour décrocher une place qualificative pour la prochaine édition de la Champions League. La stabilité et la régularité seront les clés pour permettre au groupe de s’imposer au niveau national et préparer la prochaine aventure continentale.
L’arrivée de l’entraîneur allemand Josef Zinnbauer a déjà apporté une dynamique positive, et la nouvelle direction du club devra s’assurer que les conditions de travail soient optimales pour le staff technique et les joueurs. La JSK dispose d’un riche vivier local, avec des talents comme Akhrib, Malki et Tichtiche, encadrés par des cadres expérimentés, capables de porter le club vers de nouveaux sommets. Pour les supporters, la priorité est désormais la stabilité à la tête du club. Le nouveau président et le futur directeur sportif auront pour mission de créer un environnement propice à la réussite sportive et à la consolidation de l’équipe.
La JS Kabylie doit désormais se concentrer sur son objectif domestique : une place sur le podium, synonyme de retour en Ligue des champions africaine la saison prochaine. Si cette élimination peut sembler décevante, elle offre aussi une opportunité de repartir sur de meilleures bases et de préparer une saison 2026 ambitieuse, avec une équipe capable de laisser sa marque à tous les niveaux.
Boudedja veut des joueurs qui se donnent à 1000% !
La JS Kabylie semble avoir amorcé un tournant décisif ces dernières heures, et pas seulement sur le terrain. Alors que le club traverse une saison marquée par des résultats irréguliers et une pression constante, la nomination d’Adel Boudedja à la tête du conseil d’administration de la SSPA/JSK envoie un signal clair : une nouvelle ère commence, sans compromis. Succédant à Ould-Ali, dont le mandat aura duré moins de 22 mois, Boudedja a choisi d’affirmer son autorité dès ses premiers jours.
La veille du choc africain face à Al Ahly, il s’est adressé directement au vestiaire pour exposer sa ligne de conduite, insistant sur la rigueur, l’engagement total et la responsabilité dans le projet du club. Dans un discours sans détour, le nouveau président n’a ménagé personne. Il a fixé un cadre exigeant, en phase avec les ambitions de Mobilis depuis son rachat de la JSK : « Je veux des joueurs qui se donnent à 1000% pour réaliser les meilleurs résultats possibles », a-t-il lancé aux coéquipiers de Ryad Boudebouz. Il a également mis chacun face à ses responsabilités : « Celui qui n’adhère pas à notre projet, il n’a qu’à le dire ». Un message clair : la JSK n’est pas un refuge, mais une institution exigeante où l’engagement est non négociable. Et le message semble avoir été compris. Sur le terrain face à Al Ahly, les Canaris ont affiché un visage conquérant, dominateurs dans l’intensité et l’organisation, surprenant même les observateurs les plus sceptiques.
Une performance qui laisse un paradoxe : comment une équipe capable d’étouffer un géant africain peut-elle être éliminée avant la dernière journée ? Au-delà de la motivation, Boudedja a également cherché à reconstruire la confiance, longtemps absente dans la première moitié de saison. Conscient que tensions internes et incompréhensions avaient pesé sur le rendement du groupe, il a ouvert la porte au dialogue : « Si quelqu’un a le moindre problème, il n’a qu’à venir me voir pour le régler. Je compte sur votre aide pour réussir dans ma mission et vous, vous pouvez aussi compter sur moi ». Avec cette approche directe et presque paternaliste, le nouveau président envoie un signal fort : l’heure n’est plus aux excuses ni aux conflits internes, mais à la mobilisation générale pour sauver la saison et restaurer l’image d’un club historique déterminé à retrouver sa place sur la scène nationale et continentale.
Réda Hafid
