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La qualification du CR Belouizdad pour les quarts de finale de la Coupe de la CAF a été éclipsée par de regrettables incidents survenus dimanche soir à Zanzibar, à l’issue de la rencontre face au Singida Black Stars.
Malgré la victoire des Rouge et Blanc (0-1), synonyme de passage au tour suivant, quelques supporters belouizdadis présents en Tanzanie ont envahi la pelouse après le coup de sifflet final. Ces derniers s’en sont violemment pris à l’entraîneur Sead Ramovic, l’accablant d’insultes et réclamant ouvertement son départ immédiat de la barre technique du club.
Le technicien allemand d’origine bosniaque n’a évité une situation plus grave que grâce à l’intervention rapide de ses joueurs, qui l’ont entouré et escorté jusqu’aux vestiaires. La scène, survenue sous les yeux médusés du public local et des officiels de la rencontre, a profondément terni l’image du club et, plus largement, celle du football algérien. Au-delà de l’aspect symbolique, cet envahissement de terrain pourrait avoir des conséquences disciplinaires pour le CRB. Les arbitres ont en effet mentionné les faits dans la feuille de match, ouvrant ainsi la voie à d’éventuelles sanctions de la part de la Confédération africaine de football (CAF).
Cet épisode met en lumière le malaise persistant entre Sead Ramovic et une partie des supporters belouizdadis, et ce, malgré une dynamique sportive pourtant positive. Les coéquipiers de Nawfel Khacef restent en effet sur une série de quatre victoires consécutives toutes compétitions confondues, un bilan qui n’a visiblement pas suffi à apaiser les tensions. Depuis son geste jugé provocateur à l’encontre du public, à l’issue de la défaite face à la JS Kabylie (0-1), le 10 janvier dernier au stade du 5 Juillet, l’entraîneur de 46 ans semble avoir définitivement perdu le soutien d’une frange de la galerie belouizdadie.
Ces incidents rappellent d’ailleurs ceux survenus la veille à San Pedro, en Côte d’Ivoire, où des individus présentés comme des supporters de l’USM Alger avaient fait irruption sur le lieu de résidence de leur équipe. Le directeur sportif général, Saïd Allik, aurait alors été la cible d’insultes et d’agressions verbales, tandis que certains joueurs auraient également été pris à partie, dans un climat qualifié d’inacceptable par la direction usmiste. Dans un communiqué officiel, l’USMA n’a pas tardé à condamner fermement ces agissements, soulignant qu’ils ne reflètent en aucun cas les valeurs du club ni l’image de ses véritables supporters.

Mustapha Akkouche

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