Au moment où tous les supporters du CR Belouizdad attendaient son départ, Sead Ramovic a tenu à mettre fin à toute spéculation. Interrogé ce samedi en marge de la conférence de presse d’avant-match, l’entraîneur de la formation de Laâquiba s’est montré à la fois serein, déterminé et surtout catégorique : son histoire avec le Chabab est loin d’être terminée.
« Le président du club, Bahloul, me considère comme l’un des meilleurs techniciens en Afrique. Il croit en moi. De mon côté, je dois être à la hauteur de cette confiance précieuse », a déclaré le coach belouizdadi, dans un discours empreint de responsabilité et de conviction.
Par ces mots, Ramovic balaie d’un revers de main les nombreuses supputations ayant circulé ces derniers jours, laissant entendre que ses jours seraient comptés à la tête de la barre technique du CRB.
Une rumeur nourrie par la pression constante des résultats, inhérente au statut d’un club habitué à jouer les premiers rôles sur la scène nationale comme continentale. Arrivé avec l’ambition d’insuffler une nouvelle dynamique, le technicien affiche aujourd’hui une volonté claire de s’inscrire dans la durée. Loin de céder aux turbulences habituelles du football algérien, Ramovic revendique la stabilité comme socle de la réussite sportive. Une philosophie partagée par la direction du club, qui continue de lui accorder sa confiance malgré les critiques et les périodes de doute.
Pour l’entraîneur du Chabab, la continuité du travail reste essentielle afin de construire une équipe compétitive, capable de répondre aux exigences élevées du public belouizdadi. « Un projet sportif ne se bâtit pas dans l’urgence », laisse-t-il entendre, convaincu que seuls la patience, la rigueur et la cohérence permettront au CRB de retrouver une pleine régularité. Conscient des attentes, Ramovic ne se dérobe pas face à ses responsabilités. Il reconnaît la pression permanente qui accompagne le banc d’un club de l’envergure du CRB, mais affirme l’assumer pleinement.
Pour lui, cette pression fait partie intégrante du métier et constitue même un moteur supplémentaire pour pousser le groupe vers le haut. Sur le plan interne, son discours se veut également rassurant pour les joueurs, appelés à rester concentrés sur l’essentiel : le terrain.
En clarifiant publiquement sa situation, le coach entend préserver la sérénité du vestiaire, souvent perturbée par les rumeurs et les débats extra-sportifs.
À Laâquiba, le message est désormais limpide : Sead Ramovic reste en place et compte poursuivre son travail avec détermination. Le technicien affiche une confiance intacte, nourri par le soutien du président et par la conviction que le projet en cours finira par porter ses fruits.
Dans un environnement où la valse des entraîneurs est devenue presque banale, cette prise de position ferme apparaît comme un signal fort en faveur de la stabilité. Reste désormais au terrain de confirmer les intentions, car au CR Belouizdad plus qu’ailleurs, les paroles doivent rapidement trouver leur prolongement dans les résultats. Mais pour Ramovic, une chose est claire : l’heure n’est ni au doute ni au départ. Le message est assumé, frontal et sans ambiguïté : « J’y suis, j’y reste ».
