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La Coupe d’Afrique des Nations 2025, disputée au Maroc, s’est achevée sur une finale haletante, chargée de tension, d’émotion et de rebondissements dignes des plus grandes soirées du football africain. Au bout du suspense, le Sénégal a été couronné champion d’Afrique, au terme d’un duel intense où le courage et la lucidité ont fini par faire la différence.
Les Lions de la Teranga n’ont pas simplement remporté un trophée : ils l’ont conquis avec abnégation, sang-froid et mérite, en s’imposant dans les moments décisifs d’un combat âprement disputé. En face, le rêve marocain s’est une nouvelle fois effondré. Cinquante ans après leur unique sacre continental, les locaux voient encore la CAN leur échapper.
La désillusion a été immense à Rabat, Casablanca, Marrakech, Tétouan et Agadir. Tout semblait pourtant réuni pour une consécration historique. Les moyens engagés, colossaux -près de deux milliards d’euros- témoignaient de la volonté farouche du pouvoir marocain de transformer cette édition en vitrine continentale.
Mais cette CAN 2025 restera surtout marquée par un acteur omniprésent : la VAR. Jamais une compétition africaine n’avait autant exposé l’influence de l’assistance vidéo, ni suscité autant de débats autour de décisions arbitrales controversées. L’image la plus frappante restera cette scène rarissime : les joueurs sénégalais quittant la pelouse pour regagner les vestiaires, en signe de protestation, après l’annulation d’un but en leur faveur puis l’octroi d’un penalty au Maroc dans les ultimes secondes. Sur le plan strictement sportif, le parcours marocain interroge. Les Marocains n’ont pas réussi à battre le Mali ni le Nigeria, ni dans le temps réglementaire ni durant les prolongations, avant de s’incliner face au Sénégal.
Leur confrontation contre le Cameroun avait déjà été entourée de vives polémiques arbitrales. À l’opposé, le Sénégal a avancé avec sobriété et efficacité. Une équipe disciplinée, solide mentalement, capable de résister dans les moments difficiles et de frapper au moment opportun. En finale, les champions ont fait preuve d’une remarquable maîtrise collective, d’une patience tactique exemplaire et d’une détermination sans faille, s’imposant selon un scénario presque hitchcockien.
Au bout du compte, le trophée est revenu à ceux qui l’ont réellement mérité. Une issue logique pour une compétition dont le déroulement n’a pas toujours reflété la vérité du terrain, et dont la crédibilité a été fragilisée par une succession de décisions arbitrales discutables et par l’influence déterminante de la « salle obscure » de la VAR, souvent accusée d’avoir pesé lourdement sur le sort de plusieurs rencontres.

Sidou Samy

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