0 4 minutes 2 semaines

L’élimination de l’Algérie en quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 a mis un terme à l’aventure continentale des Verts, mais elle a surtout servi de révélateur en vue de la Coupe du monde 2026, programmée l’été prochain. Plus qu’un simple revers sportif, cette sortie prématurée a permis de dégager plusieurs enseignements majeurs pour l’avenir de la sélection.
L’un des constats les plus marquants concerne la gestion future de l’effectif. Les nombreux absents de la CAN pourraient, à l’approche du Mondial, créer un véritable casse-tête pour Vladimir Petkovic. Éliminée au Maroc après une défaite (2-0) face au Nigeria, dans un match marqué par une vive controverse arbitrale, l’Algérie a surtout payé l’absence de plusieurs cadres, forfaits pour blessure. Ismaël Bennacer, Jaouen Hadjam, Samir Chergui et Mohamed Amine Tougaï n’ont pas pu prendre part au tournoi, réduisant considérablement les options du sélectionneur.
À ces absences se sont ajoutés d’autres manques de poids, notamment Amine Gouiri, Youcef Belaïli, Houssem Aouar et le gardien Alexis Guendouz. Nabil Bentaleb, quant à lui, avait été écarté pour des raisons strictement techniques.
Autant de forfaits qui ont contraint Petkovic à composer avec un groupe affaibli lors d’un rendez-vous continental majeur. Privé de profils expérimentés et créatifs, le sélectionneur a vu sa marge de manœuvre fortement réduite tout au long de la compétition. Mais à l’approche du Mondial 2026, le retour annoncé de plusieurs absents de la CAN pourrait paradoxalement compliquer la tâche du staff technique. Cette abondance de solutions, souvent synonyme de richesse, pourrait également se transformer en problème de choix. 
De nombreux observateurs anticipent ainsi une véritable « crise de sélection » pour Petkovic, qui devra trancher au sein d’un groupe élargi avant les rencontres amicales face à l’Argentine, la Jordanie et l’Autriche, prévues aux États-Unis.

Des retours attendus… et délicats à gérer

Parmi les retours les plus attendus, celui d’Amine Gouiri apparaît presque incontournable. L’attaquant de l’Olympique de Marseille pourrait répondre à un manque criant constaté durant la CAN, où l’Algérie a souffert de l’absence d’un avant-centre régulier et décisif, notamment après la baisse de rendement de Mohamed Amine Amoura. Le profil de Gouiri offrirait une alternative crédible et apporterait une plus grande diversité offensive aux Verts.
Le cas de Houssem Aouar est, en revanche, plus sensible. Son éventuelle réintégration pourrait susciter des débats, notamment s’il retrouvait une place de titulaire au détriment de jeunes joueurs en pleine progression comme Ibrahim Maza ou Himad Abdelli, auteurs de prestations convaincantes. Cette situation poserait la question de l’équilibre entre mérite sportif, continuité et hiérarchie établie. Les possibles retours d’Alexis Guendouz et de Nabil Bentaleb s’inscrivent également dans une zone intermédiaire. Selon les performances à venir et les choix tactiques de Petkovic, ils pourraient représenter soit un renfort précieux, soit un frein à l’éclosion d’autres profils. 
À l’approche du Mondial 2026, l’avenir de l’Algérie dépendra donc autant de la qualité individuelle de ses joueurs que de la capacité du staff technique à transformer cette richesse d’options en une force collective cohérente et performante.

Rayane Mahdi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *